
Guérin Kouka, 4 sept. (ATOP) – Les festivités marquant la 61ème édition de D’pontre/N’nidak ou fête des ignames des peuples Bassar et Konkomba ont été lancées le mardi 2 septembre dans les communes de la préfecture de Dankpen.
Cette édition est placée sous le thème « D’Pontre /N’nidak, un cadre de développement inclusif des peuples Konkomba et Bassar ». Elle offre l’occasion aux deux peuples de se pencher sur l’idéal d’un développement harmonieux de leurs préfectures sur la base d’une inclusion sociale.
« N’nidak » qui signifie en Konkomba, le gouter à la nouvelle igname est un événement festif et culturel célébré annuellement de façon alternée entre les deux peuples le premier samedi du mois de septembre. Il marque la fin du cycle agricole, la communion avec les mânes des ancêtres, et la dégustation de la nouvelle igname « Labako ».
Les cérémonies de lancement ont été marquées respectivement dans les cantons de Nampoch, Koutchétchéo et de Kidjaboun par des rituels « kiyou » ou la calebasse en langue locale dans les maisons ancestrales, des cérémonies de libation, des prestations de groupes folkloriques ainsi que la dégustation de l’igname. Ces rituels sont un signe de remerciement à Dieu et aux mânes des ancêtres pour avoir permis une réussite de la culture de l’igname en cette saison agricole. Une occasion également d’implorer la grâce divine pour une meilleure production de l’igname à la prochaine saison agricole.
Les cérémonies ont consisté à déposer les tubercules d’ignames, de poules, de pintades et de boisson locale dans les lieux sacrés ainsi que la prise de boisson traditionnelle par l’assistance.
Le préfet de Dankpen, Lt.Col Gnakou Alowegnim a remercié les filles et fils des deux peuples pour l’organisation de cette fête, signe de leur volonté de préserver ce patrimoine culturel immatériel, véritable « ciment » de l’unité et de la cohésion entre leur communauté.
Auparavant, le président préfectoral du comité d’organisation de N’nidak de Dankpen, Tagone Bonaventure avait indiqué que l’igname par leur histoire, est l’une des toutes premières cultures du pays Konkomba et Bassar.
Il a précisé que le paysan, avant de piocher pour la première fois le sol choisi, le confie à l’une de ses divinités ou dieux protecteurs en leur demandant de lui protéger contre les dangers de la terre qui pourraient surgirent au cours de la campagne agricole. Dès que l’igname venait à être prête, poursuit-il, le paysan Konkomba, fidèle à sa tradition et attaché à sa promesse, présente donc sa toute première récolte aux divinités pour dire merci aux dieux protecteurs.
En prélude à la célébration de cette fête, une messe catholique et un culte protestant ont été dits dans les deux préfectures pour un bon déroulement des festivités. L’apothéose de cette fête aura lieu ce samedi 6 septembre à Bassar.
ATOP/BN/BV






