
Guérin-Kouka, 23 mai (ATOP) – Les membres du cadre régional de protection de l’enfant de Kara, et ceux des préfectures de Bassar et Dankpen ont renforcé leurs capacités en matière de lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite des migrants, le jeudi 22 mai à Guérin-Kouka dans la commune de Dankpen 1.
La rencontre est à l’actif de la direction régionale de l’Action sociale de la Kara avec l’appui financier de l’UNICEF. Elle a pour but de contribuer à prévenir et gérer les cas de traite et de trafic des personnes dans la localité. Il est question de dynamiser les mécanismes locaux de prévention, de prise en charge des personnes victimes ou à risques de traite et de collecter des données sur la gestion des cas de traite, la prévention, le référencement et la prise en charge de la préfecture de Dankpen.
Au cours des travaux, les participants ont pris connaissance du cadre juridique et institutionnel de lutte contre le travail et la traite des enfants. Ils ont suivi des modules sur les concepts clés, la mobilité et les zones endémiques en matière de traite des personnes, la traite des personnes et le trafic illicite des migrants, les situations dans lesquelles peuvent se trouver une personne, les interventions en matière de lutte contre la traite et les stratégies de lutte contre le fléau.
L’atelier a permis en outre, aux acteurs de définir des stratégies pour lutter contre le phénomène, notamment la sensibilisation des populations en général et des responsables des syndicats de chauffeurs et conducteurs de taxi-motos en particulier, la dénonciation des cas, la répression, des émissions radiophoniques. Ils envisagent également des productions audiovisuelles axées sur les témoignages. Des sensibilisations sont aussi prévues dans tous les établissements de la préfecture de Dankpen à l’endroit des élèves et parents sur la traite en période de congé de détente.
Le préfet de Dankpen, Lt col. Gnakou Alowegnim a exprimé sa gratitude au ministère de l’Action sociale et ses partenaires pour la lutte et l’engagement permanent aux côtés du gouvernement contre toute forme de violation de droits des citoyens en général et des enfants en particulier. Il a exhorté les acteurs à être des sentinelles et des garants de la dignité et des droits des personnes dans leurs communautés.
Le maire de la commune de Dankpen 1, André Beguem, a fait savoir que la traite et le trafic des enfants constituent des violations graves des droits humains et qu’il est de leur devoir en tant que l’élus locaux, autorités administratives, communautaires et acteurs de la société civile de s’unir pour y mettre un terme.
Le chef division régionale de la Protection de l’enfant, Ekpenté Komlan, représentant le directeur régional de l’Action Sociale de la Kara a déploré le fait que malgré les dispositions préventives, le phénomène reste d’actualité voire beaucoup plus accru dans le milieu. D’après lui, les enfants constituent une grande cible très fragile et leur trafic se transforme en véritable cauchemar pour eux. « Raison pour laquelle cet atelier est initié en vue de réfléchir sur les actions à entreprendre pour réduire le phénomène dans nos localités », a-t-il ajouté.
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