
Apéyémé, 14 oct. (ATOP) – Une journée de réflexion axée sur le thème, « les grossesses précoces chez les adolescentes » a regroupé les comités de protections des enfants, les acteurs publics et privés de la préfecture de Danyi, le jeudi 13 octobre à Apéyémé.
La journée est initiée par l’association Petite Sœur A Sœur (PSAS) avec l’appui d’Action medeor et du ministère fédéral Allemand de la coopération économique et du développement (BMZ). Elle s’inscrit dans le cadre du projet « prévention de la violence sexuelle et basé sur le genre et renforcement de la santé sexuelle et reproductive et des droits des enfants et des adolescents au Togo ». A travers cette journée l’association PSAS veut amener les participants à identifier les causes et conséquence des grossesses précoces en vue de proposer des approches de solutions novatrices pour y remédier. Des propositions issues de cette journée de réflexion vont permettre de formuler des recommandations pour juguler le phénomène.
La directrice exécutive de l’association PSAS, Mme Ama Yawo-Akototse a indiqué qu’une enquête menée par la direction de la planification de l’éducation en collaboration avec l’UNICEF et la Banque Mondiale dans les établissements scolaires du Togo pour le compte de l’année 2020-2021, révèle 1.224 cas de grossesses non désirées. Selon elle, la mortalité maternelle chez les adolescentes, est d’un décès sur dix et la prévalence des fistules obstétricales est également élevé chez elle soit 1,78 pour 1000. Mme Yawo-Akototse a exhorté les participants à s’engager davantage pour venir à bout de ce phénomène qui compromet leur avenir.
Le préfet de Danyi, Folly Kuévi-Koko et le maire de la commune Danyi1, Wonyra Kossivi ont souligné que les jeunes sont confrontés à bon nombre de difficultés parmi lesquelles l’ignorance des principes de base en matière de Santé Sexuelle et Reproductive et de Droit humains (SSRD). Ils ont notifié que ce faible taux de connaissance de SSRD ajouté à la précocité des rapports sexuels, expose les adolescentes aux grossesses non désirées, aux avortements clandestins et aux infections sexuellement transmissibles dont le VIH.
Les orateurs ont édifié l’assistance sur les actions initiées par le gouvernement pour combattre ce phénomène notamment le programme national lutte contre les grossesses et le mariage précoce ; l’intégration de l’éducation sexuelle complète dans les programmes scolaires ; l’enseignement des compétences de vie courante dans les écoles primaires ; et l’organisation des consultations nationales des parties prenantes de l’engagements de l’Afrique de l’Ouest et du centre pour les adolescents et jeunes éduqués, en bonne santé et épanouis.
ATOP/SKD/KYA






