
Kpalimé, 11 juil. (ATOP) – 44 femmes de différentes composantes de Kloto 3 prennent part les 10 et 11 juillet à Kuma-Konda, 12 km au nord-ouest de Kpalimé, à un atelier de renforcement de leurs capacités. Les échanges portent sur leurs participations à la gestion des affaires publiques. Les femmes sont issues du conseil communal, des reines, des membres des CVD/CCD, des coopératives et autres groupes de femmes.
La rencontre est initiée par le Centre d’action pour le développement rural (CADR) avec l’appui de l’Ong Action solidarité tiers monde (ASTM). Elle s’inscrit dans la perspective des consultations électorales communales et des renouvellements des organes de gestion des comités de développement à la base.
L’objectif est de renforcer leurs capacités sur leur participation à la gestion des affaires publiques au niveau communautaire, local et national dans le cadre de l’implication du genre à la gouvernance. Il s’agit d’échanger avec elles sur le cadre juridique de la participation de la femme à la vie publique, sur le leadership et le développement personnel, d’expliquer et partager des expériences sur les difficultés qu’elles rencontrent dans la vie publique notamment la conciliation de la vie familiale, politique, associative et professionnelle ; de renforcer leurs connaissances sur le leadership et le plaidoyer et de débattre sur le Code électoral, la loi sur la décentralisation et la résolution 1325 des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité.
Justifiant la rencontre, la responsable administrative et financière de l’Ong CADR, Mme Afeto Afua, conseillère municipale de Kloto 3 a fait le constat selon lequel les femmes ne s’intéressent pas tellement à la vie publique. Elle a précisé que sur le plan national, seuls 13% de femmes se sont engagées aux élections municipales de 2019. Elle a ajouté qu’au niveau de Kloto 3, sur les onze conseillers, il n’y a que deux conseillères soit 18% de femmes au conseil municipal. Aussi a-t-elle indiqué que cette rencontre vise à échanger avec elles, en vue de les aider à s’intéresser à la gestion des affaires publiques.
Mme Georgette Agbéka-Adiku, formatrice a invité les femmes à mieux s’organiser pour bénéficier du cadre juridique, à travailler ensemble pour une prise en compte de leurs préoccupations. ATOP/AYH/GKM






