
Lomé, 24 août (ATOP) – Cent-un ingénieurs et formateurs, appelés à devenir des Fabmanagers dans les Centres régionaux d’innovation technologique (CRIT) et les FabLabs éducatifs des collèges et lycées scientifiques et techniques, prennent part, du 24 août au 19 septembre, à une formation destinée à renforcer leurs compétences en innovation et nouvelles technologies.
Les travaux ont été lancés par le ministre de l’Education nationale, Mama Omorou, en présence du directeur de l’Institut national de formation et de perfectionnement professionnels (INFPP), Emile Nguissan.

La formation vise à doter les bénéficiaires de compétences nécessaires à l’animation des espaces d’innovation et à favoriser l’émergence de solutions technologiques adaptées aux besoins des territoires. Elle s’inscrit dans les orientations de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031 et de son Programme P10, qui accordent une place importante à la transformation numérique, à l’innovation technologique et au développement du capital humain. La formation bénéficie de l’appui financier du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP) et de l’Agence française de développement (AFD).
Les bénéficiaires ont été sélectionnés à l’issue d’un concours national. Avant cette formation spécialisée, les futurs Fabmanagers ont suivi deux semaines de préparation à la fonction enseignante avec leurs collègues issus d’autres spécialités. Cette session leur permettra d’acquérir les aptitudes nécessaires à l’exercice de la fonction de Fabmanager.

Ces Fabmanagers seront notamment chargés d’encadrer les activités d’apprentissage, d’expérimentation, de conception et de prototypage dans les CRIT et les FabLabs. Ces structures sont conçues comme des espaces ouverts aux jeunes, entrepreneurs, étudiants, artisans, chercheurs et autres acteurs locaux. Elles doivent favoriser le passage d’une idée à un prototype et, à terme, contribuer à la création d’entreprises et d’emplois. Les futurs Fabmanagers auront également pour mission d’identifier, avec les acteurs locaux, des réponses aux problèmes liés à l’agriculture, l’énergie, l’artisanat et à la santé. L’ambition est de permettre aux jeunes de concevoir et de développer localement des solutions adaptées à leurs besoins, plutôt que de rester uniquement consommateurs de technologies importées.
Le ministre de l’Education nationale considère la formation de ces nouveaux acteurs comme un investissement dans le capital humain et la souveraineté technologique du Togo. « Notre jeunesse ne sera plus une jeunesse consommatrice de technologies importées. Elle sera une jeunesse créatrice, productrice de solutions made in Togo, pour le Togo et pour le monde », a-t-il déclaré. Il a souligné que l’innovation ne devait pas être concentrée à Lomé, mais bénéficier aux jeunes de toutes les régions. « Nous passerons de l’idée au prototype, du prototype à l’entreprise, et de l’entreprise à l’emploi pour nos jeunes. C’est cela, la décentralisation de l’intelligence, voulue au plus haut sommet de l’Etat », a ajouté le ministre.
Le directeur de l’INFPP a indiqué que la création des CRIT et des FabLabs dans les différentes régions traduit la volonté du gouvernement de promouvoir l’innovation, la créativité et l’entrepreneuriat technologique sur l’ensemble du territoire national.
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