
Kpalimé, 24 août (ATOP) – Les filles et fils du canton de Tové ont plaidé pour la modernisation et la valorisation économique de la filière manioc, à l’occasion de la 4e édition d’Agbeliza, célébrée le samedi 22 août à Tové.
La célébration est placée sous le thème : « Le manioc, notre culture, notre identité ». Au-delà de son caractère festif, elle a constitué un cadre de réflexion sur l’avenir de l’agriculture locale et la préservation du patrimoine culturel. Elle a également permis de rendre hommage aux producteurs, transformateurs et autres acteurs qui contribuent au développement de la filière manioc.


La culture du manioc représente un potentiel économique important, de la production à la transformation, mais reste encore insuffisamment exploité, a souligné la vice-présidente du comité d’organisation, Boèvi Awo Exonam. Elle a appelé à préserver et à moderniser cette culture ancestrale, tout en encourageant les jeunes à s’intéresser davantage à l’agriculture. « Le manioc, c’est notre terre qui nourrit, c’est le travail de nos parents, c’est le savoir-faire transmis aux enfants », a-t-elle déclaré. Mme Boèvi a proposé la création d’une coopérative agricole à l’échelle du canton, voire de la commune, afin d’améliorer la production, la transformation et la commercialisation du manioc. Une telle structure pourrait, selon elle, favoriser la création d’emplois, diversifier les produits dérivés et contribuer à l’émergence d’une agro-industrie locale, avec des perspectives d’accès à de nouveaux marchés et d’exportation.
M. Gavlo Martin Kossi et Afelete Atigaku, respectivement préfet de l’Amou et maire de Kloto 1, tous deux natifs du canton de Tové, ont appelé à intensifier la production et à renforcer l’accompagnement des producteurs pour moderniser la filière. Ils ont également insisté sur la transformation du manioc afin d’accroître sa valeur ajoutée et de multiplier ses sous-produits.
Togbui Agbavor Adzah IV, représentant le chef canton de Tové a déploré la vente des terres agricoles, estimant que cette pratique compromet le développement de la filière manioc. « On ne peut pas encourager la culture du manioc si les terres sont vendues », a-t-il mentionné.
ATOP/AYH/AO/KYA






