
Bafilo, 28 oct. (ATOP)- Des femmes leaders, des exciseuses, des membres de CVD et CDQ ainsi que des chefs traditionnels des trois communes de la préfecture d’Assoli ont participé, le mardi 28 octobre à Koumondè, à 10 km de Bafilo, à une formation sur les mutilations génitales féminines (MGF).
L’atelier est placé sous le thème : « Déconstruction des normes sociales pour l’éradication des MGF dans les zones frontalières du Togo ». Il est à l’actif de la Ligue Togolaise des droits de la femme (LTDF). Son objectif est de contribuer à l’élimination définitive des MGF, de sensibiliser les participants et de renforcer leurs compétences en matière de protection des droits des femmes et des filles dans la préfecture d’Assoli.
Au cours de la formation, les participants ont été informés sur les différents types de mutilations pratiquées dans plusieurs pays, les méthodes utilisées par les exciseuses, les conséquences physiques et psychologiques de ces pratiques, ainsi que les moyens de signaler et de combattre ce fléau dans leurs communautés.
Une saynète jouée par des jeunes filles a également illustré les impacts des MGF, permettant aux participants de mieux comprendre la gravité du problème dans leur environnement.
La directrice exécutive de la LTDF, Mme Napo Assibi, a rappelé que les MGF constituent une violation grave des droits humains, en contradiction avec plusieurs textes internationaux ratifiés par le Togo, tels que la convention relative aux droits de l’enfant, la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, et le Protocole de Maputo sur les droits des femmes en Afrique.
Selon elle, la violence faite aux femmes et aux filles est un défi mondial qui nécessite une réponse collective. « Nous voulons que les femmes et les filles puissent jouir pleinement de leurs droits et participer activement à la vie politique, sociale et économique de notre pays », a-t-elle déclaré. Mme Napo a précisé qu’un atelier similaire sera bientôt organisé dans la préfecture de Tchamba.
Le maire sortant de la commune Assoli 2, Mme Kpélafiya N’Na, a salué l’initiative de la LTDF et de ses partenaires. Elle a reconnu que, malgré les efforts des ONG et associations, certaines communautés continuent encore de pratiquer les MGF en secret. Elle a réaffirmé l’engagement des autorités locales à lutter contre ce fléau aux côtés des organisations de la société civile et a encouragé chacun à dénoncer toute pratique de mutilation, qui porte atteinte à la dignité et à l’honneur des femmes.
ATOP/SA/MG






