
Mango, 27 mai (ATOP) – Des membres des coopératives « Yénie Gneme » et « Nassamou » du canton de Koumongou dans la commune Oti-Sud 2 ont été formés sur les outils de gestion de la pêche et l’approche éco-systémique de la pêche, les 23 et 24 mai à Koumongou.
L’atelier est initié par les ONGs Vétérinaires sans frontières suisse (VSF-Suisse) et Gestion de l’environnement et valorisation des produits agropastoraux et forestiers (GEVAPAF), avec l’appui technique et financier de la commission de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et du ministère Fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ). Il s’inscrit dans la mise en œuvre du projet « Renforcement de la résilience et développement socio-économique des ménages vulnérables (y compris les rapatriés) dans les régions nord Togo ».
Ce projet qui s’étend de mai 2024 à octobre 2025 vise à terme à contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de sécurité alimentaire des populations des régions des Savanes, de la Kara et Centrale qui souffrent d’un accès limité aux infrastructures de base. La formation a permis de donner des outils nécessaires à ces pêcheurs et agro-pécheurs pour redorer le blason de leur métier en se conformant aux règles et textes qui régissent ce secteur d’activité afin d’en tirer un meilleur profit.
Sous la conduite du consultant en pêche, Dr. Sédzro Mawoè Kossi, les participants ont suivi des modules sur « Les engins et filets appropriés pour la pêche », « Les techniques de pêche », « Le repos biologique des poissons », « L’hygiène dans la transformation des produits de pêche », « Les lois 2016 du 24 octobre régissant le secteur de la pêche », « L’approche écosystémique », « Les qualités d’un pêcheur ». Des visites pratiques sur le terrain ont également marqué les travaux.
Le représentant du directeur de l’ONG GEVAPAF, Agbo Paul a exprimé sa reconnaissance au formateur pour sa disponibilité à transmettre ses connaissances et expériences à ces pêcheurs « amateurs » pour mieux se réorganiser en se conformant aux dispositions en vigueur en matière de pêche. M. Agbo a convié les participants à partager dans leurs coopératives les enseignements reçus afin que les autres membres soient au même niveau d’information. Il a remercié les partenaires financiers et techniques pour leurs appuis multiformes dans la mise en œuvre de ce projet.
Le formateur fait savoir qu’un vrai pêcheur doit disposer qu’une carte professionnelle et d’un permis de pêche. « Il doit aussi observer le repos biologique des poissons afin de permettre à ces êtres de mieux se regénérer », a-t-il conseillé. M. Sédzro a invité les transformatrices à éviter de fumer les poissons avec les bois secs et à privilégier plutôt le charbon de bois afin de se prémunir contre le cancer. Il a encouragé les coopératives à se conformer aux lois en vigueur afin d’exercer leur métier en toute quiétude.
ATOP/TT/JK






