Lomé, 23 mai (ATOP) – La Commission de la CEDEAO organise, les 23 et 24 mai à Lomé, un atelier de validation du document global de la composante régional du Programme régional d’investissement pour le développement de l’élevage et le pastoralisme dans les pays côtiers (PRIDEC).
Le développement de l’agriculture et de l’élevage pour faire face aux besoins alimentaires des populations est une préoccupation de tous les pays du monde. La CEDEAO prenant la mesure de la chose, aide les Etats membres à élaborer des documents, en vue du développement du secteur dans le cadre du PRIDEC. Ce programme a pour objectifs, entre autres, de réduire la fracture en matière de développement des systèmes d’élevage ; faire éclore les préoccupations spécifiques des pays dans la promotion du sous-secteur et mobiliser les acteurs et les partenaires techniques et financiers autour d’initiatives durables et porteuses de développement du sous-secteur de l’élevage dans les pays membres.
La rencontre de Lomé permettra aux experts du secteur de passer aux peignes fins le projet de document régional. Elle travaillera également à promouvoir l’élevage dans certains pays comme la Guinée-Bissau, le Libéria et la Sierra Leone à travers l’élaboration de leurs textes nationaux. Le document en validation devrait prendre en charge les interdépendances et contribuer à la levée des goulots d’étranglement que rencontrent les pays côtiers dans les processus de promotion des systèmes résilients d’élevage.
Les travaux ont été ouverts, au nom du ministre en charge de l’élevage, par son directeur de cabinet, Konlani Dindiogue. C’était en présence des experts du secteur de l’élevage des Etats membres de la CEDEAO, ainsi que des représentants des partenaires techniques et financiers.
Le directeur de cabinet a rappelé l’importance économique et sociale de l’élevage qui contribue, à ses dires, à environ 15 à 40% au Produit intérieur brut (PIB) agricole des pays de la sous-région. Il a indiqué que sous la houlette du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, le gouvernement a inscrit dans sa feuille de route 2025 des priorités liées à l’amélioration de la productivité de toutes les spéculations agricoles et des espèces animales.
M.Konlani a demandé d’intégrer les questions sécuritaires à la problématique du développement du secteur. Il a rappelé que le Togo, à l’instar des autres pays côtiers, accueille chaque année des animaux du Sahel en transhumance. Pour lui, ce phénomène constitue une source de conflits entre les éleveurs et les autres acteurs comme les agriculteurs, précisant que les autorités ont pris des initiatives « pour sécuriser la transhumance au Togo et lui permettre de contribuer à la paix, à la cohésion sociale et à l’amélioration de l’économie nationale».
Le directeur de l’Agriculture et du développement rural à la commission de la CEDEAO, Alain Sy Traoré et le président de l’Organisation patronale régionale (OPR), Bouraïma Dodo ont témoigné leur gratitude aux autorités pour leurs efforts, en vue du développement du secteur de l’agriculture et de l’élevage. Ils se sont dits confiants que des assises de Lomé, sortira un document global prenant en compte les préoccupations de tous les acteurs pour la promotion de l’élevage dans les pays de la sous-région. Les deux responsables ont remercié l’Agence française de développement (AFD) et les autres partenaires pour leur accompagnement. ATOP/TF/AR






