
Lomé, 3 juil. (ATOP) – Le Président-directeur général (PDG) de Bloomfield Investment Corporation et expert en accompagnement des entreprises, Stanislas Zézé, a invité les jeunes entrepreneurs togolais à s’approprier davantage l’écosystème entrepreneurial national et à devenir les principaux artisans de la création de richesse et d’emplois. Cet appel a été lancé à l’occasion de la troisième édition du Di-kéti, le vendredi 3 juillet à Lomé.
Saluant les efforts du gouvernement togolais en faveur de l’entrepreneuriat, Stanislas Zézé s’est réjoui de constater, au fil des éditions de Di-kéti, les progrès enregistrés dans la structuration de l’écosystème entrepreneurial du pays. Pour lui, le développement économique de l’Afrique dépend largement de sa jeunesse. « L’avenir de l’entrepreneuriat de notre continent repose sur sa jeunesse. Organiser les jeunes autour de l’entrepreneuriat n’est pas un effet de mode, c’est une nécessité », a-t-il déclaré.
L’expert a fait savoir que le rôle des pouvoirs publics consiste à créer un environnement favorable à l’investissement et à l’initiative privée, tandis que la création de richesse incombe aux entrepreneurs. « Les gouvernements mettent le cadre en place, mais ce ne sont pas eux qui créent la richesse, la valeur ou les emplois. Ce sont les entrepreneurs », a-t-il insisté.
Abordant les réalités de l’entrepreneuriat, Stanislas Zézé a rappelé que la réussite est le fruit d’un processus exigeant, marqué par les apprentissages et la persévérance. « Tout ce qui est solide se construit dans la durée. Il n’y a pas de miracle, il y a un processus », a-t-il déclaré, encourageant les jeunes à ne pas se décourager face aux difficultés. Le PDG de Bloomfield Investment Corporation a également mis l’accent sur l’importance du mentorat et du partage d’expériences entre entrepreneurs. « Un chef d’entreprise est quelqu’un qui sait identifier les problèmes, les analyser dans leur contexte et trouver des solutions », a-t-il expliqué, soulignant que les échanges avec des entrepreneurs expérimentés permettent d’éviter de nombreuses erreurs.
Pour M. Zézé, l’entrepreneuriat ne doit pas être perçu comme une simple réponse au chômage, mais comme un véritable moteur du développement économique. « L’entrepreneuriat n’est pas une alternative à la recherche d’emploi ; c’est l’entrepreneur qui crée l’emploi », a-t-il souligné, exhortant les jeunes à miser sur l’innovation, la transformation numérique et les nouvelles technologies pour renforcer la compétitivité de leurs entreprises.
L’expert a invité les jeunes entrepreneurs à s’impliquer davantage dans l’organisation des prochaines éditions du Di-kéti afin que cette plateforme devienne progressivement une initiative portée par les acteurs eux-mêmes. Une telle évolution, a-t-il estimé, contribuera à consolider durablement l’écosystème entrepreneurial togolais.
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