
Par Christophe AKPO
Le développement de tout pays ou de toute communauté fait intervenir plusieurs paramètres dont « la ressource humaine », sans laquelle toute démarche est un leurre. En plus de la valeur quantitative de cette ressource humaine, c’est-à-dire de la population, il est important que cette population soit en bonne santé. La santé est un paramètre nécessaire auquel tous les acteurs de développement et les dirigeants politiques doivent en tenir compte dans l’élaboration des politiques et programmes de développement des communautés.
Pour répondre au souci de santé de sa population, le gouvernement togolais a mis en place des programmes et projets dont la jouissance par les bénéficiaires leur permet de vivre en bonne santé. Il s’agit, entre autres, de la gratuité de la césarienne, l’assurance maladie pour des salariés des secteurs publics et privés et les retraités, l’assurance maladie pour les scolaires du public. Le dernier programme en la matière au Togo est l’Assurance maladie universelle (AMU), qui fut l’objet d’une tournée nationale ayant conduit des membres du gouvernement à rencontrer des acteurs des chefs-lieux des régions du pays dont Tsévié (Maritime), le 29 janvier 2024.
Les bénéficiaires de l’AMU
En plus des catégories sociales déjà prises en compte par l’Institut national d’assurance maladie (INAM), l’AMU prend en compte toutes les autres couches des populations qui résident sur le territoire togolais souscrites au présent régime. Il s’agit des travailleurs assujettis au régime de sécurité sociale, aux titulaires de pensions du secteur privé, des indépendants, des opérateurs du secteur informel et agricole, des travailleurs non-salariés et des ministres de culte. A cela s’ajoutent également les personnes vulnérables.
Les services couverts par l’AMU
Il y a un paquet de services disponibles. Pour l’efficacité des services en vue, l’Etat a pris des dispositions parmi lesquelles la réduction des distances, par la multiplication des centres de soins ; la formation des prestataires de soins, avec la création des centres de formation ; et la qualité des soins avec la construction de l’hôpital de référence « Dokta Lafiè » ainsi que l’amélioration des plateaux techniques de soins dans des hôpitaux.
Les prestations de l’AMU sont précisées dans la loi 2021- 022 en ces articles 21 et 22. Ces articles stipulent que : « Sont garanties par l’AMU, les prestations de soins inhérentes à la maladie, aux accidents non professionnels, à la maternité et à la réhabilitation physique et fonctionnelle (art. 21) ; l’AMU donne droit aux prestations liées aux garanties prévues à l’article 21 de la présente loi, notamment : consultations de médecine générale et de spécialités ; les hospitalisations ; les produits de santé essentiels ; les actes médicaux et paramédicaux ; les examens d’imagerie médicale ; les examens de biologie médicale ; les appareillages de prothèses ; le transport des malades d’une formation sanitaire à une autre ; et les prestation de soins liés à l’état de grossesse et à l’accouchement (art. 22) ». Il est prévu un décret qui va fixer le panier de soins détaillé de l’AMU.
Pour la gestion de l’AMU, deux organismes expérimentés (à ces formes de prestations) sont chargés d’assumer cette charge. Il s’agit de l’INAM et de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).
En vue d’alléger le payement de la prime, il est prévu qu’elle soit perçue mensuellement. D’autres avantages tels que l’enrôlement des malades de longue durée, l’enrôlement des personnes âgées, la levée de plafond de garantie de couverture assurance maladie et de la clause d’ajustement de prime sont pris en compte par l’AMU.
Les échanges entre les acteurs et l’équipe gouvernemental dans les chefs-lieux de régions permettront de peaufiner le programme en vue de sa mise en œuvre effective.






