
Niamtougou, 4 fév. (ATOP) – Le Comité local d’organisation (CLO) a fait, le vendredi 2 février à Niamtougou, le point des résultats de la campagne de vaccination contre le Virus du papillome humain (VPH) qui s’est déroulée du 27 novembre au 1er décembre dernier pour prévenir le cancer du col de l’utérus dans la préfecture de Doufelgou.
La rencontre a permis aux membres du CLO de présenter les résultats obtenus et les difficultés rencontrées lors de cette campagne dans le district sanitaire de Doufelgou. Ils ont également capitalisé les acquis en termes de bonnes pratiques, relevé les points à améliorer, puis formulé les recommandations.
Le rapport des résultats obtenus par tranche d’âge souligne que, sur 1401 filles âgées de 9 ans attendues, 1342 ont été vaccinées, le nombre des filles de la tranche de 10 à14 ans, ayant reçu le vaccin est de 5234 au détriment de 6799 prévus. Soit un total de 6576 filles âgées de 9 à 14 vaccinées contre 8200 estimées. Il révèle aussi que le taux de réalisation de cette couverture vaccinale des filles de 9-14 ans dans l’ensemble du district est de 80% avec six cas de manifestation adverse post-immunisation, dont un cas grave et cinq cas mineurs.
En termes de difficultés, le rapport fait mention de la désinformation massive sur les réseaux sociaux liée, entre autres, à la dangerosité supposée du vaccin ; aux effets secondaires ; au vaccin destiné à rendre les filles stériles. Il évoque aussi la résistance parfois violente de certains parents à la vaccination de leurs filles, ainsi qu’à la peur de certains membres du corps enseignant dans quelques établissements de la place.
La disponibilité du vaccin et des consommables, des vaccinateurs, l’appui des agents de santé communautaires et gongonneurs lors des sensibilisations, l’engagement des membres du CLO, le respect du calendrier de vaccination établi, ainsi que la motivation et l’implication de tous les acteurs de la vaccination, sont autant de points forts relevés.
Par rapport aux points à améliorer, ils concernent notamment les objectifs de la campagne qui ne sont pas atteints (couverture vaccinale inférieure à 90%), la réticence à la vaccination dans les écoles et faible taux de couverture dans certaines zones du district. Il y a en outre, l’insuffisance de collaboration entre acteurs de mobilisation (le corps enseignants et chefs d’établissements) et le besoin de renforcement de capacités de certains acteurs fortement impliqués.
Les recommandations formulées à l’endroit du district sont relatives à la participation des autorités à qui les résultats ont été présentés, aux émissions radiophoniques et leurs rencontres avec les parents d’élèves dont les enfants ont refusé de se faire administrer le vaccin, ainsi qu’à une analyse approfondie des résultats pour établir la liste de tous les établissements scolaires où la cible n’a pas été vaccinée.
Le président du CLO, Zato Kourah, préfet de Doufelgou a souligné que l’Etat, en introduisant le vaccin contre le VPH au profit des filles de la tranche d’âge 9 à14 ans, ne l’a pas fait au hasard. Mais précise-t-il c’est pour prévenir cette couche de la population contre certaines maladies afin qu’elle soit apte pour servir le pays. Il a remercié les membres du comité et tous les acteurs qui ont contribué fortement au bon déroulement de cette campagne de vaccination contre le cancer du col de l’utérus. Le préfet a saisi l’occasion pour lancer un appel et exhorter les parents qui hésitent encore, à amener leurs filles à se faire administrer le vaccin toujours disponible dans les formations sanitaires.
Le directeur préfectoral de la santé de Doufelgou, Dr. Mawusi Kwamé King Delanyo a expliqué que l’objectif général de la campagne est de vacciner au moins 90% de la population cible contre le VPH pour la prévention du cancer du col de l’utérus. Pour lui, la vaccination des filles peut être améliorée par un renforcement des connaissances des parents à travers des canaux appropriés et une meilleure organisation des formations sanitaires. « Nous allons les jours à venir, rencontrer dans les zones où les parents doutent encore du vaccin afin de les sensibiliser davantage pour qu’ils adhèrent et laissent leurs filles se faire administrer pour le bonheur de tous », a conclu Dr Mawusi.
ATOP/SG/BA






