
Niamtougou, 10 mars (ATOP)- Décédé le vendredi 24 février dernier, le chef canton d’Agbandé-Yaka, président du conseil des chefs traditionnels de la préfecture de Doufelgou, feu Kpassango Bahomatéma Daniel a été conduit à sa dernière demeure le vendredi 10 mars dans ledit canton, dans la commune Doufelgou 1.
C’était en présence du ministre en charge de la Fonction Publique, Gilbert Bawara, du préfet de Doufelgou Zato Kourah, du maire de Doufelgou 1, Tchémi Tchambi Tchapkro, ainsi que du président du conseil des chefs de la Kozah, Sama Batcharo, des maires des communes sœurs, des chefs traditionnels de la préfecture et autres autorités administratives ainsi que des forces de défense et de sécurité.
Dans les différentes oraisons funèbres, le ministre Bawara, le préfet de Doufelgou, le maire de Doufelgou 1, les chefs traditionnels de Doufelgou et d’ailleurs et les anciens combattants, tous ont loué les valeurs de ce grand homme. Ils ont salué le caractère généreux et le sens de la promotion de la cohésion sociale de l’illustre disparu.
Pour le préfet Zato Kourah, cette disparition est une grande perte pour sa localité. « Kpanssago Bahomatéma était un sage. Mais comme toute valeur aussi intègre soit-elle, il arrive hélas que le glas sonne. On a beau être un fervent croyant, un amoureux de la tradition ou un éminent chasseur, la mort frappe à votre porte sans pitié. La mort demeure donc un passage incontournable dans la vie de chaque être-vivant », a témoigné le préfet de Doufelgou.
Kpanssago Bahomatéma Daniel, âgé de 85 ans était un homme de conviction qui n’a ménagé aucun effort durant sa vie pour la préservation des valeurs cardinales que sont le vivre ensemble, la générosité, la rigueur, le sens du travail bien fait, la tolérance, le bon voisinage, la vérité et la justice. Il avait consacré son existence à la défense de sa patrie en intégrant les rangs des Forces armées togolaises en 1972. Admis à faire valoir son droit à la retraite en 1989 avec le grade de sergent, il s’est ensuite investi dans l’agriculture.
Elu chef canton d’Agbandé-Yaka en 1996 et ce jusqu’à son dernier souffle de vie, feu Kpanssago a régné en bon père et chef rassembleur, très respecté par sa population. Il a laissé derrière lui, trois veuves, une quinzaine d’enfants et plus de cinquante petits fils. ATOP/SG/AJA






