
Niamtougou, 20 jan. (ATOP) – Une rencontre d’échange sur la prévention des grossesses en milieu scolaire s’est tenue le vendredi 19 janvier à Niamtougou.
Cette rencontre est à l’initiative du préfet de Doufelgou Zato Kourah en collaboration avec les acteurs du développement à la base de Doufelgou. Elle a connu la participation des directeurs administratifs des services déconcentrés de l’Etat, des responsables des organisations de la société civile, des chefs traditionnels, des confessions religieuses, ainsi que des forces de défense et de sécurité de la préfecture.
Ces acteurs ont mené des réflexions sur cette question de grossesses précoces afin de mieux appréhender le phénomène pour prendre des mesures idoines.
Selon la responsable de l’ONG Centre d’appui pour le développement des initiatives féminines (CADIF), Mme Kokoa Dadrema Colette, le nombre de grossesses enregistrées dans les collèges et lycées de la place au cours de l’année scolaire 2020-2021 est de 54 soit un taux brut de 35,44%. En février 2023, le chiffre de cas de grossesses était de 27 tandis qu’en juin de la même année, 28 cas de grossesses ont été enregistrés. Les élèves victimes de ces grossesses précoces sont de la tranche d’âges de 13 à 18 ans, c’est-à dire avant l’obtention de leur brevet d’étude de premier cycle, a déploré la responsable.
Par ailleurs, les échanges ont également porté sur l’assurance maladie universelle, ses avantages et l’adhésion des couches socioprofessionnelles à cette réforme sociale.
Le préfet de Doufelgou, Zato Kourah a appelé tous les acteurs à œuvrer davantage pour mettre fin à ce phénomène préjudiciable non seulement à la santé des victimes mais aussi à l’économie locale.
ATOP/SG/AJA






