
Kara, 7 sept. (ATOP) – La 61ème édition de la fête traditionnelle D’pontre N’nidak, dédiée à la dégustation de la nouvelle igname dans le grand Bassar, a connu son apothéose le samedi 6 septembre à Bassar, en présence du représentant personnel du Président du Conseil, Yark Damehane, ministre d’Etat, ministre des ressources halieutiques, animales et de la réglementation de la transhumance.
Il avait à ses côtés, la présidente du parlement de la CEDEAO, Mémounatou Ibrahima et d’autres membres du gouvernement, ainsi que de nombreuses autres personnalités politiques, administratives, traditionnelles dont le gouverneur de la région de la Kara, le gal de brigade, Adjitowou Komlan et des fils et filles de Dankpen et d’ailleurs.
L’édition 2025 est placée sous le thème « D’pontre N’nidak, cadre de développement inclusif des peuples Bassar et Konkomba ». D’pontre N’nidak qui signifie « Goûter à la nouvelle igname », symbolise la gratitude des populations envers les divinités et les ancêtres pour les bonnes récoltes. Elle constitue une occasion privilégiée de faire une pause après une année de dur labeur, pour faire le bilan des activités passées et tirer des leçons qui s’imposent, afin de repartir sur de bon pied pour la saison prochaine.

C’est aussi un moment de retour aux sources pour les natifs des deux peuples frères (Bassar et Konkomba), dispersés aux quatre coins du monde et partageant le même ancêtre. Goûter aux prémices de l’igname est pour eux, un symbole d’identité culturelle et de reconnaissance à Dieu Tout-Puissant et aux mânes des ancêtres pour leur protection tout le long de l’année écoulée.
Le ministre d’Etat, Yark Damehane, a d’abord transmis aux populations de grand Bassar les salutations fraternelles et félicitations du Président du Conseil, pour l’organisation annuelle de leur fête traditionnelle D’pontre N’Nidak. Il a souligné que le « Labakoh », cette variété d’igname dont la qualité n’est plus à démontrer, fait la renommée et la fierté du grand Bassar et dénote du savoir-faire agricole de ses habitants. Ce savoir-faire a-t-il précisé « que vous avez su pérenniser au fil des années est l’illustration de votre attachement aux valeurs traditionnelles et de votre capacité à les promouvoir ». Pour lui, au-delà de ce savoir-faire ancestral, des pistes de recherche doivent être explorées pour améliorer la production mais aussi la conservation, voire la transformation en des produits dérivés, a renchéri le ministre.
Le président du comité d’organisation de « D’pontre N’Nidak », Ougane N’Koumitcha, a fait savoir que c’est par cette fête que les peuples frères de Bassar et Konkomba revivent et revisitent l’histoire de leur terroir et constitue par conséquent le plus grand culte de l’affirmation de leur identité culturelle et la plus grande communion entre les fils et filles du grand Bassar et de la diaspora.
Cette fête apothéose a été marquée par des danses folkloriques, des prestations d’artistes et de la dégustation des différents mets locaux faits à base de la nouvelle igname. Diverses activités sportives se sont aussi déroulées du 1er juillet jusqu’à la veille de l’apothéose.
ATOP/SG/TAL/AR






