
Lomé, 8 juil. (ATOP) – Le Togo abrite du 8 au 10 juillet à Lomé, un atelier intitulé « Refonder le droit du patrimoine culturel en Afrique subsaharienne » pour finaliser un ouvrage sur le droit du patrimoine culturel africain.
Cette initiative est portée par l’École du patrimoine africain (EPA) avec l’appui technique et financier de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). L’atelier réunit 19 jeunes chercheurs de neuf pays d’Afrique, notamment le Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Kenya, Mali, Sénégal et le Togo. L’objectif est d’élaborer un ouvrage de référence sur le droit du patrimoine culturel africain, une première sur le continent. Ce droit du patrimoine culturel englobe l’ensemble des règles juridiques qui visent à protéger, conserver et valoriser le patrimoine, qu’il soit matériel (monuments, objets d’art) ou immatériel (traditions, savoir-faire), entre autres. Il est question aussi de prévoir des mesures pour protéger les biens culturels d’une œuvre qui restera gravée dans l’histoire du continent africain.
Les participants se pencheront sur deux présentations : « refonder le droit du patrimoine culturel en Afrique subsaharienne » et « les contributions et discussions des textes ». Cette dernière est axée sur cinq thématiques, telles que « pour une histoire des politiques et des droits du patrimoine en Afrique subsaharienne »; « Repenser aujourd’hui le droit du patrimoine dans les systèmes juridiques nationaux»; «portée et limites de la réception des normes internationales relatives à la culture et au patrimoine dans les droits nationaux» et «construire un droit africain du retour des biens culturels».
Le directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture, Franck Missité a indiqué que le patrimoine culturel est un héritage que chaque génération doit recevoir et transmettre à la suivante. « Le patrimoine culturel l’une des clés du processus de reconstruction et de réconciliation. Et pourtant, malgré des avancées dans sa conservation et protection, il est toujours menacé par le vol, les fouilles et le trafic illicite, fléaux qui privent ainsi les communautés de biens culturels attachés à leur mémoire, leur identité et leur histoire », a dit M. Missité. Il a encouragé les participants à faire des propositions pertinentes de lois pour l’édition d’un ouvrage de qualité en matière de droit du patrimoine culturel en Afrique subsaharienne.
Le directeur de l’EPA, Franck Ogou a rassuré que l’ouvrage de référence qui sera édité ne sera pas un catalogue ou un texte simplement, mais un ensemble de textes de qualité sur la protection du patrimoine culturel en Afrique.
La conseillère régionale pour la culture, bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest, Mme Adèle Nibona a indiqué que cet atelier témoigne d’une réelle volonté commune de renforcer et de valoriser l’expertise africaine en matière de protection et promotion du patrimoine. Elle a souligné que c’est un domaine qui requiert la contribution d’une pluralité d’acteurs et d’actrices, notamment les professionnels juridiques, qui constituent un maillon clé dans la protection du patrimoine. ATOP/SED/BV






