
Lomé, 13 sept. (ATOP) – «Semons en Afrique», un centre de recherche-action pour le développement intégré a informé, le mardi 12 septembre au cours d’un atelier à Lomé, des acteurs clés des différents secteurs au Togo, sur la nécessité d’aider le gouvernement togolais à ratifier le protocole de l’Union africaine (UA) sur la protection et la sécurité sociale.
Cette initiative, en collaboration avec l’Organisation régionale africaine de la confédération syndicale international (CSI-Afrique), a reçu l’appui de la Plateforme Africaine sur la protection sociale. Elle a permis de renforcer la capacité des participants à influencer le processus de prise de décision grâce à des positions conjointes de préparation et de plaidoyer au niveau national, pour la ratification et la mise en œuvre du protocole de l’UA sur la protection et la sécurité sociale.
Plusieurs communications ont meublé les travaux de cet atelier informatif. Les participants ont suivi une présentation des documents de l’UA, notamment sur comment le protocole et l’agenda 2063 a été élaboré. Ils ont aussi été entretenus sur leur rôle de plaidoyer pour la ratification par les Etats membres dudit protocole, ainsi que sur la politique nationale de protection sociale.
La responsable du département égalité et protection sociale au CSI-Afrique, Dr. Ghislaine Saizonou épouse Broohm a rappelé que ce protocole est un document important qui a été adopté par les 54 pays de l’Afrique depuis février 2022 et qu’après plus d’un an aucun pays africain ne l’a ratifié. Raison pour laquelle, poursuit-elle, la plateforme Africaine de la protection sociale qui a une de ses branches au Togo a pris sur elle d’informer, de sensibiliser, de faire comprendre à tous les acteurs le bien-fondé de ce protocole, afin qu’ils se mobilisent pour que les décideurs puissent procéder à sa ratification.
« C’est un outil très important pour nous les Africains. Il nous permettra de nous mouvoir, nous déplacer en toute sécurité, en toute confiance et d’être productif où que nous soyons. En plus, c’est un document dont les articles prennent en compte les travailleurs de l’économie informelle, les femmes, les jeunes, les personnes âgées, les handicapés, ceux qui travaillent dans le service public. Ce protocole touche également le monde rural, fait des propositions et engage les Etats à trouver des moyens endogènes pour financer des systèmes de protection sociale et également des programmes de protection sociale », a expliqué Dr. Saizonou.
L’Afrique est le seul continent à disposer d’un document qui donne une définition unifiée et uniforme de ce qu’est la protection sociale. Cette définition sur laquelle tout le monde s’est entendu est inspirée des éléments des différentes conventions qui existaient. Au lieu de parler de personnes, ce protocole exige qu’on parle de citoyens. Cela voudra dire qu’il suffit que les Etats africains signent ce protocole, que les citoyens, quel que soit le pays dans lequel ils se trouvent, bénéficieront des mêmes droits de protection et de sécurité social. ATOP/AR/BV






