
Lomé, 6 oct. (ATOP) – Le gouvernement togolais, à travers le ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale a lancé le lundi 6 octobre à Lomé, un atelier national de consultation en vue de la révision de la stratégie nationale de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Elaborée en 2019 avec l’appui de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), la stratégie 2019-2024 a permis au Togo d’enregistrer des avancées notables. L’évaluation finale conduite par le Comité national ZLECAf a révélé des progrès dans la rationalisation du cadre institutionnel, le renforcement des capacités d’exportation, l’amélioration de la compétitivité, la facilitation des échanges et la promotion de l’entrepreneuriat féminin. Cette stratégie est arrivée à terme en 2024.
L’atelier, qui réunit les acteurs publics, privés et de la société civile, vise à collecter les informations et données aussi bien techniques que stratégiques, nécessaires aux travaux de révision de la stratégie, notamment pour la révision du diagnostic stratégique et l’actualisation du cadre stratégique et son programme d’actions prioritaires.
Pendant trois jours, les participants suivront des communications sur les protocoles relatifs au commerce des marchandises, à la concurrence, à la propriété intellectuelle, au commerce électronique, aux investissements, ainsi qu’à la participation des femmes et des jeunes dans le commerce. Les travaux porteront aussi sur la définition des rôles des parties prenantes, la centralisation des recommandations et l’élaboration d’une stratégie adaptée aux réalités économiques du pays.
Le directeur de cabinet du ministère en charge du Commerce, Mensah Koffi Vinyo a souligné que la ZLECAf n’est pas « un simple accord commercial », mais « l’un des projets les plus ambitieux du continent », visant à créer un marché unique de 1,4 milliard de consommateurs pour un PIB combiné estimé à plus de 3000 milliards de dollars. Il a estimé que cette initiative constitue « une opportunité historique pour le Togo », en ce qu’elle « renforcera la compétitivité des entreprises, attirera de nouveaux investissements et favorisera la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes ».
Le chef du Bureau des systèmes des Nations Unies, Serge Yapo, a salué les progrès réalisés durant la phase pilote d’opérationnalisation de la ZLECAf, notamment la mise en place du mécanisme panafricain de paiement et de règlement, de l’observatoire des barrières non tarifaires et des règles d’origine. Selon lui, les réformes engagées par le Togo le positionnent favorablement pour tirer profit des accroissements attendus de 41,1 % du commerce agroalimentaire, 39,2 % des services, 39,0 % des produits industriels et 16,1 % de l’énergie et des mines.
M. Yapo a relevé que toutefois, des défis demeurent, tels que le déficit infrastructurel, la persistance des obstacles non tarifaires, les capacités industrielles limitées et les retards dans l’harmonisation des cadres réglementaires et institutionnels. Ces contraintes, a-t-il précisé, nécessitent « des réponses ambitieuses et ciblées » pour maximiser les bénéfices de la ZLECAf à l’horizon 2045.
ATOP/SED/KYA






