
Lomé, 24 sept. (ATOP) – « En cas de morsure de serpent, il faut immobiliser le membre mordu et rester calme, car le venin circule vite avec l’effort », a recommandé le coordonnateur du Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNMTN), Dr Gnossike Piham le mercredi 23 septembre à Lomé.
Cette invite a été faite lors de la conférence de presse marquant la célébration en différé de la journée internationale de sensibilisation aux morsures de serpents, observée chaque 19 septembre.
Donnant quelques réflexes qui sauvent des vies en cas de morsure de serpent, Dr Gnossike recommande d’immobiliser le membre mordu en restant calme. Etant donné que le venin circule vite avec l’effort, dit-il, il est impérieux d’évacuer immédiatement la victime vers un centre de santé le plus proche ». Le coordonnateur demande de retenir si possible la description du serpent sans chercher à le capturer ou le tuer. Il conseille aux populations de porter des bottes et des vêtements qui couvrent bien le corps en zone à risque, surtout la nuit et en saison des pluies.
L’expert a évoqué également des gestes à proscrire en cas de morsure par un serpent. Il proscrit la pose de garrot, expliquant que ce geste aggrave les dégâts tissulaires et peut coûter le membre. Dr Gnossike demande d’éviter l’incision, succion de la plaie, précisant que ces gestes n’éliminent pas le venin. Il déconseille l’administration de remède traditionnel non prouvé qui retarde la prise en charge.
Le coordonnateur martèle que le temps est le facteur le plus déterminant dans la prise en charge d’une victime de morsure de serpent. « Chaque heure perdue avant l’administration du Sérum antivenimeux (SAV) augmente le risque de décès ou de séquelles irréversibles », a-t-il fait savoir. Dr Gnossike a invité les populations à s’approprier ces réflexes pour contribuer à réduire les décès et les complications liés aux morsures de serpents.
ATOP/BV/DHK/KYA






