
Lomé, 7 nov. (ATOP) – L’Ecole supérieure d’audit et de management (ESAM) a organisé une conférence sur l’audit expectation gap le mercredi 6 novembre à Lomé. Cette activité annonce la rentrée universitaire 2024-2025 de ladite école.
Axée sur le thème « L’audit expectation gap : les auditeurs face à une injonction paradoxale », cette rencontre a réuni des représentants des institutions étatiques et privées, des étudiants et parents. Elle a permis au conférencier, Prof émérite au conservatoire national des arts et métiers à Paris en France, Alain Burlaud d’entretenir l’assistance sur des thématiques telles que l’historique de l’audit ; les notions de l’audit expectation gap et de l’injonction paradoxale. Les participants ont été aussi instruits sur des sous-thèmes à savoir l’intérêt public ; la dérive bureaucratique de l’audit ; la réduction de l’audit expectation gap et sur l’évolution de la théorie de l’entreprise.
Dans son intervention, le conférencier a expliqué que l’expectation gap est un écart entre les attentes, c’est-à-dire ce que le public attend de l’auditeur, et ce que celui-ci produit effectivement. « Le public attend que l’auditeur soit véritablement un prophète, qu’il dise que l’année prochaine qu’il va gagner beaucoup d’argent. Or l’auditeur ne peut pas prévoir ce que serait les affaires l’année prochaine. Donc il y a cet écart qu’il faut gérer et expliquer afin qu’il ne soit pas trop important », a-t-il dit. Pour réduire cet écart, poursuit, prof Burlaud, il y a un certain nombre de dispositifs en plus du contrôle des comptes, d’auditeurs qu’on doit vérifier pour voir si « dans l’exercice de la gestion de l’entreprise, des faits délictueux c’est-à-dire qu’il faut s’assurer que les dirigeants n’ont pas commis des délits ». En cas de délits a-t-il ajouté, est-ce que l’entreprise risque la cessation de payement à court terme ou non. Le commissaire au compte ou l’auditeur doit également se prononcer sur l’alerte qu’il convient de donner en cas de difficultés futures possibles.
Le Prof émérite au conservatoire national des arts et métiers a défini une injonction paradoxale comme une situation de communication où une personne reçoit des messages contradictoires ou incompatibles la mettant dans une position impossible à résoudre. Dans cette circonstance, pour rechercher l’intérêt public, souligne, Prof Burlaud, l’auditeur doit « servir et vérifier si cet intérêt contribue au développement d’organisations de marchés et d’économies solides et durables ».
L’objectif de cette conférence est de renforcer la compréhension des participants du monde actuel, et apporter un plus dans l’éducation des étudiants de cette école. « Nous avons organisé cette conférence de rentrée parce que c’est un événement important dans la vie de notre école chaque année. Nous partageons quarante valeurs importantes avec l’ensemble des élèves et le thème choisi entre dans le cadre de l’enseignement de ces valeurs clés, entre autres l’excellence, le travail, l’honnêteté, l’intégrité, l’indépendance et la persévérance », a précisé la directrice adjointe de l’ESAM, chargée de l’enseignement, Mme Chantal Mifetou, expert-comptable et commissaire au compte. Pour elle, il est nécessaire d’avoir des expériences auprès des professionnels afin de donner de la praticité de ce que l’on apprend au cours, en vue d’accompagner la formation, basée sur ces valeurs et la pratique des connaissances.
ATOP/DHK/KYA






