
Lomé, 9 mars (ATOP) – Le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, représentant le Président du Conseil a procédé, le lundi 9 mars à Lomé, à l’ouverture des travaux de la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), dénommées JSDC-7. La rencontre est placée sous le thème « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ».
L’événement vise à dresser l’état des lieux de la recherche scientifique dans l’espace CAMES, tout en promouvant l’innovation et le partage des connaissances entre les institutions d’enseignement supérieur et de recherche. Pour le Togo, pays hôte, ces assises constituent une opportunité de mettre en valeur le potentiel scientifique national et de renforcer les capacités de recherche.

Pendant quatre jours, experts, chercheurs et responsables institutionnels échangeront notamment sur l’identification des priorités de recherche en faveur du développement durable en Afrique et à Madagascar, les stratégies de renforcement de la coopération scientifique régionale et internationale, ainsi que les mécanismes de financement et de valorisation de l’innovation scientifique dans l’espace CAMES. Les discussions porteront également sur les bonnes pratiques pédagogiques et méthodologiques en matière de recherche, de même que sur l’intégration des nouvelles technologies et des approches interdisciplinaires dans les projets scientifiques.
En marge des communications scientifiques, une conférence ministérielle est prévue autour du thème « Harmonisation des politiques nationales de recherche vers une politique commune ambitieuse dans l’espace CAMES : partage d’expériences et adoption de la déclaration de la politique commune de recherche dans l’espace CAMES ».
Quatre panels sont également programmés, portant respectivement sur « l’outil d’harmonisation des politiques et stratégies de recherche dans l’espace CAMES ; la redynamisation et l’harmonisation des écoles doctorales dans l’espace CAMES ; quelle stratégie pour la mobilisation et l’implication du secteur productif et de la diaspora africaine dans la recherche, l’innovation et le développement dans l’espace CAMES, ainsi que la stratégie de développement des agences nationales de valorisation de la recherche dans l’espace CAMES ». Un side event consacré à la base de données du CAMES, le CODEX, est également annoncé.
Vers une politique commune de recherche
L’une des priorités de ces JSDC-7 est de renforcer la coopération scientifique entre les États membres et de définir des orientations communes pour une recherche plus performante, capable de contribuer efficacement au développement socioéconomique du continent.

Le ministre de l’Éducation nationale a souligné que ces journées scientifiques dépassent le cadre d’un simple rendez-vous académique. Elles participent, selon lui, à la construction d’un espace scientifique africain intégré, apte à répondre aux défis communs des sociétés africaines, notamment en matière de sécurité alimentaire, de transition énergétique, de transformation numérique, de gouvernance publique, de résilience climatique et de sécurité stratégique. Pour Mama Omorou, la recherche doit aujourd’hui être non seulement ouverte, mais aussi porteuse de solutions concrètes pour le développement du continent.
La présidente en exercice du Conseil des ministres du CAMES, Dr. Diaka Sidibé, a pour sa part, indiquée que le thème de cette édition invite à repenser la recherche scientifique comme un levier stratégique de transformation, capable de répondre aux défis contemporains et de soutenir un développement durable, inclusif et souverain. Selon elle, l’adoption d’une politique commune ambitieuse de recherche et d’innovation au sein de l’espace CAMES s’avère nécessaire. « L’intégration scientifique est aujourd’hui une condition de notre visibilité internationale et de notre capacité à mobiliser des partenariats stratégiques », a souligné Dr. Sidibé.
Le secrétaire général du CAMES, Pr Souleymane Konaté, a relevé que l’Afrique, qui représente près de 18 % de la population mondiale avec un important dividende démographique, ne contribue qu’à environ 2 % de la production scientifique mondiale et la part de l’espace CAMES est estimée à près de 1 %. Selon Pr Konaté, ces journées scientifiques devraient permettre de renforcer la coopération entre les États membres et de définir des orientations communes pour bâtir une recherche africaine plus performante, capable d’accompagner efficacement le développement des pays de l’espace CAMES.
ATOP/AO/AR






