
Lomé, 8 oct. (ATOP) – Le ministre de l’Education nationale, Mama Omorou a annoncé quatre priorités pour l’enseignement supérieur au titre de l’année académique 2026-2027, lors du lancement, le jeudi 8 octobre à l’Université de Lomé, de l’atelier-bilan de l’année académique 2025-2026 et de préparation de la prochaine année universitaire.
Ces orientations portent sur l’adéquation entre la formation, l’emploi et l’entrepreneuriat, une recherche davantage tournée vers les besoins nationaux, une implication accrue du secteur privé dans la formation et le renforcement de la qualité de l’enseignement supérieur.
Adapter les formations aux besoins de l’emploi
Le premier axe porte sur l’adéquation formation-emploi-entrepreneuriat. Le ministre Mama Omorou a annoncé l’installation, dans chaque université, de Conseils sectoriels des compétences dans les domaines considérés comme porteurs par la Feuille de route gouvernementale 2026-2031. Il s’agit notamment de l’agrobusiness, de la logistique et du transport, du BTP et des énergies renouvelables, ainsi que du numérique et de la finance. Désormais, toute nouvelle filière devra être précédée d’une étude d’employabilité cosignée par le secteur privé.
L’Université de Datcha devra renforcer son orientation vers les secteurs agricoles et technologiques, tandis que l’École normale supérieure d’Atakpamé est appelée à développer la formation d’enseignants maîtrisant notamment le numérique et l’entrepreneuriat.
Une recherche tournée vers les besoins du pays
Le deuxième axe concerne la recherche. Les trois universités publiques sont invitées à mutualiser leurs laboratoires autour de trois programmes prioritaires : la sécurisation de la production agricole face au changement climatique, la valorisation des matériaux locaux de construction et le développement de l’intelligence artificielle au service des langues nationales et de l’administration.
Le ministre a également annoncé que toute thèse financée sur fonds publics devra comporter un partenariat avec une entreprise, afin de rapprocher davantage la recherche du monde économique et de favoriser la valorisation de ses résultats.
Le secteur privé au cœur de la formation
Le troisième axe vise à faire du secteur privé un véritable partenaire de la formation. Les entreprises sont appelées à participer à la conception des programmes, au financement des laboratoires et au recrutement des diplômés. Dans les universités publiques, l’objectif est de porter la formation en alternance à 50 % des licences professionnelles et à 100 % des masters professionnels d’ici à fin 2028. Les universités privées sont, pour leur part, encouragées à développer des formations courtes, flexibles et numériques pour répondre aux besoins de reconversion et de renforcement des compétences.
La création de Bureaux de liaison Entreprises-Universités est également prévue dans les établissements, avec l’ambition de développer la formation continue, les prestations de services et le mécénat de compétences.
Renforcer la qualité des formations
Le quatrième axe porte sur la qualité et la rigueur dans l’enseignement supérieur. L’Autorité nationale d’assurance qualité devra renforcer son action afin d’assainir l’offre de formation et de veiller au respect des exigences de qualité.
Ces orientations s’inscrivent dans la Vision Togo 2040, qui place le développement du capital humain au cœur de la transformation du pays. Le ministre a rappelé les efforts déjà engagés dans les infrastructures universitaires, le recrutement d’enseignants-chercheurs, la formation doctorale, ainsi que l’accompagnement des étudiants à travers les bourses, allocations et œuvres universitaires. « La jeunesse togolaise ne nous jugera pas sur nos discours, mais sur le nombre d’entre elle qui, grâce à vous, trouvera un emploi, créera un emploi, et restera au Togo pour le bâtir », a déclaré le ministre, appelant les acteurs de l’enseignement supérieur à faire preuve d’audace et d’exigence.
ATOP/AO/KYA






