
Lomé, 08 juil. (ATOP) – La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a rassemblé le mercredi 08 juillet à Lomé, les défenseurs des droits de l’homme pour leur soumettre pour examen et validation son 4ème cycle du rapport de l’Examen périodique universel (EPU).
Conformément à sa mission de protection et de promotion des droits de l’homme, la CNDH se prépare de défendre son 4ème cycle de rapport de l’EPU à Genève en janvier 2027. Ce rapport qui se veut inclusif, nécessite l’adhésion des acteurs concernés par les questions des droits de l’homme.
La rencontre a mobilisé les délégations ministérielles et des institutions, administratives, des autorités locales, traditionnelles, associations de défense des droits de l’homme, organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Pendant deux jours les participants à cet atelier de validation vont passer au peigne fin le contenu de ce rapport avant sa transmission officielle à l’organisation des nations unies.

Outre la validation du 4ème cycle de l’EPU sur les droits politiques et civiles, les participants vont passer à la relecture et à l’enrichissement du 2ème et 3ème rapport relatif au pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) ainsi que du 8ème au 10ème rapport sur la convention des nations unies sur l’éliminations de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDEF)
La représentante du représentant résident du bureau Afrique de l’Ouest pour la commission onusienne des droits de l’homme, Mme Yaye Ba a félicité le gouvernement togolais, les membres de la CNDH, les défenseurs des droits de l’homme et la commission technique de rédaction pour le chemin parcouru pour arriver à la dernière étape de ce rapport.
La vice-présidente de la CNDH, Mme Aissah-Assih Ashira Tembe a attiré l’attention des participants sur la portée de l’acte qu’ils sont amenés à poser. « La crédibilité de ce rapport dépendra de la qualité de vos observations, de la rigueur de vos analyses ainsi que de notre volonté commune de produire un document fidèle à la réalité nationale, équilibré et conforme aux principes d’indépendance, d’impartialité, d’objectivité et de crédibilité qui fondent l’action de la commission », a relevé Mme Aissah-Assih. Cette invite de la vice-présidente indique que l’EPU n’est pas une simple formalité pour les Etats, ni l’affaire d’une seule institution mais exige une mobilisation permanente, une coopération sincère entre tous les acteurs.
Selon le secrétaire général de la CNDH, Narteh-Messan Komlan, il s’agit pour le Togo par ce 4ème cycle de l’examen d’évaluer la mise en œuvre des 182 recommandations acceptées sur les 224 formulées lors du 3ème examen. « L’exercice qui nous réunit aujourd’hui sera de parcourir l’ensemble de ces recommandations pour voir ce qui a été fait durant cinq ans, relever les défis persistants et formuler des recommandations afin de permettre au Togo de poursuivre dans l’élan des progrès réalisés », a souligné M. Narteh-Messan. En termes de défis, il a fait cas à titre d’exemple de la surpopulation des centres de détention et de la persistance du travail des enfants dans certaines communautés. Le secrétaire général n’a pas passé sous silences les avancées du pays sur les droits politiques et civiles ainsi que sur les droits économiques et socio-culturels, en l’occurrence la protection sociale par l’Assurance maladie universelle (AMU) et la protection de l’environnement.
L’EPU est un examen périodique qui permet à chaque Etat membre de l’ONU de présenter de temps en temps la situation des droits de l’homme dans son pays.
ATOP/HKM/BA/KYA






