
Lomé, 23 déc. (ATOP) – Une équipe d’inspecteurs et contrôleurs du ministère en charge du Commerce, conduite par le directeur général du Commerce, Talime Abé, a effectué le mardi 23 décembre une visite inopinée dans les marchés d’Assigamé, Adidogomé et Hédzranawoé.
Cette visite vise à renforcer le contrôle des produits mis sur le marché et protéger les consommateurs togolais. La tournée s’inscrit dans une vaste campagne nationale de lutte contre la commercialisation des produits périmés, contrefaits ou dangereux pour la santé.
Entre les étals des produits alimentaires, des boissons et des marchandises importées, les inspecteurs, munis de carnets et accompagnés des forces de l’ordre, ont procédé à des contrôles rigoureux et minutieux. Ils ont vérifié les dates de péremption, l’état des emballages, les conditions de conservation, la provenance des produits ainsi que la conformité des vignettes. Des produits périmés et non conformes à la réglementation en vigueur, à l’instar des boissons alcoolisées en sachets, ont été identifiés, saisis et immédiatement retirés des étals.
Au-delà des contrôles, l’équipe a mené également des actions de sensibilisation. Elle a rappelé aux vendeurs leurs obligations légales et les a encouragés à s’approvisionner auprès de fournisseurs agréés. Des conseils ont été aussi donnés sur les bonnes pratiques de stockage afin de préserver la qualité des produits.
Cette tournée, précise, M. Talime Abé, vise à s’assurer que les produits servis à la population sont de bonne qualité et propres à la consommation : « En fin d’année, nous constatons qu’il y a des commerçants qui n’hésitent pas, quand ils ont des stocks invendus et périmés, à les déverser dans les marchés. Cette sortie vise à renforcer le message de contrôle et également à sensibiliser les opérateurs économiques sur la qualité des produits vendus. Les vendeurs ont été informés des risques liés à la commercialisation de produits périmés ou contrefaits et invités à respecter les règles en matière d’approvisionnement et de stockage ».
Les commerçants rencontrés ont affiché des réactions « mitigées ». Si certains reconnaissent la nécessité de ces contrôles pour protéger les consommateurs et assainir le marché, d’autres redoutent les sanctions puis appellent à un accompagnement plus soutenu, notamment en matière de formation et d’information.
ATOP/AO/KYA






