
Par Diane Minlékib
Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) a poursuivi en 2025 sa mission à travers le financement des milliers de microprojets portés par des femmes, des jeunes et des agriculteurs sur l’ensemble du territoire national. À travers ses différents produits, l’institution continue de faciliter l’accès des crédits aux populations traditionnellement exclues du système bancaire classique. Grâce aux produits du FNFI, plusieurs entrepreneurs ont pu booster leurs activités.
Des bénéficiaires satisfaits

À Légbassito, un quartier de Lomé, Mme Zanou Gbelogbo Sohanam épouse Tindame, commerçante de produits vestimentaires, fait partie des bénéficiaires du crédit. Grâce au financement obtenu, elle a pu augmenter son stock et diversifier ses produits. « J’étais femme au foyer et j’avais de multiples problèmes. Je n’avais pas de boutique et j’aidais une dame à vendre en porte-à-porte. Mon premier cycle de crédit est le Produit d’accompagnement à la formalisation (PAF) d’une valeur de 500 000 FCFA. Ensuite, je suis allée jusqu’à 10 000 000 FCFA en 2025 avec le produit N’kodédé. Cela m’a permis d’ouvrir une boutique, chose que je n’aurais jamais imaginée. Le crédit m’a permis d’acheter plus de marchandises et d’augmenter mes bénéfices », confie-t-elle. Avec l’accompagnement du FNFI elle a aussi participé à des forums à l’international afin de tisser des partenariats avec d’autres entrepreneurs.
Dans la préfecture des Lacs, précisément dans le village de Dagué, Mme Abina Ossiboue, commerçante de produits d’alimentation générale, témoigne également de l’impact du produit N’kodédé sur son activité. « J’ai connu le FNFI à travers une tante et la Télévision togolaise (TVT). J’ai d’abord pris 500 000 FCFA sur le PAF. Après remboursement, j’ai bénéficié de 600 000 FCFA, toujours sur le PAF. Une fois ce prêt soldé, j’ai souscrit au produit N’kodédé en 2025 pour un montant de 3 500 000 FCFA. Les démarches n’ont pas été difficiles. J’avais des difficultés à acheter de la marchandise, mais grâce à ce fonds, j’ai pu élargir mon commerce avec plus de facilités dans l’approvisionnement. Aujourd’hui, j’aide mon mari dans les charges du ménage, j’ai recruté des employés et ouvert une seconde boutique à Lomé », explique-t-elle. Elle invite les femmes à se tourner vers le FNFI pour bénéficier d’un accompagnement financier dans leur commerce et remercie le Président du Conseil, Faure Gnassingbé pour cette vision.

Le FNFI n’accompagne pas seulement les jeunes, mais des personnes de toutes les tranches d’âge. Mme Adjoa Ayité, 62 ans, commerçante de produits céréaliers à Vogan, a également bénéficié de ce fonds.
« Avant, je faisais des prêts auprès des institutions de microfinance et les intérêts étaient plus élevés. J’ai connu le FNFI grâce à une amie. J’ai d’abord pris 30 000 FCFA avec un intérêt de 400 FCFA. J’ai trouvé cela bénéfique. Ensuite, nous avons été exhortés à obtenir la carte CFE pour avoir accès à un crédit plus important. Après avoir préparé mon dossier et effectué un dépôt de 50 000 FCFA, j’ai obtenu un prêt de 500 000 FCFA sur le PAF que j’ai remboursé sur une période de 18 mois. J’ai repris le même montant par la suite. En 2025, j’ai bénéficié du produit N’kodédé pour un montant de 2 500 000 FCFA », a-t-elle expliqué.
Grâce à ce fonds, Mme Ayité a acheté quatre congélateurs pour vendre également des glaçons. Ce financement lui a permis d’envoyer ses enfants dans des universités privées. Elle invite les femmes à se rapprocher du FNFI pour recevoir un appui afin de faire évoluer leur commerce. La bénéficiaire FNFI finit en remerciant le Président du Conseil pour avoir fait confiance aux femmes.
Des recommandations formulées à l’endroit du gouvernement

Mme Zanou a formulé des recommandations en déclarant : « Suite à la qualité des produits ramenés lors de nos diverses participations aux forums, la demande devient très forte. Nous avons également eu la possibilité de signer des contrats d’exclusivité pour de nouveaux produits dans le pays. Nous sommes donc confrontées à une insuffisance de ressources financières pour y faire face. Nous souhaiterions, dans la mesure du possible, faire partie des bénéficiaires du cycle 3 du FNFI ».
Elle poursuit en remerciant le Président du Conseil, « Au nom de la délégation qui a effectué un voyage en Turquie je remercie le gouvernement, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, et spécialement notre maman, la ministre du Développement à la base et de l’Economie sociale et Solidaire, Mme Mazamesso Assih, pour tout ce qu’ils font pour nous. Nous leur sommes très reconnaissantes. Je profite également de cet instant pour lancer un appel à d’autres femmes : levons-nous, levons-nous. L’avenir nous donnera raison, car lorsque la femme travaille, elle contribue à donner vie et espoir à toute la population. »
Créé pour promouvoir l’accès des services financiers aux couches vulnérables, le FNFI s’appuie sur des mécanismes adaptés aux réalités locales.






