
Dapaong, 17 sept. (ATOP) – Une tournée nationale de renforcement de capacité des acteurs pour une gestion non conflictuelle de la chefferie traditionnelle a démarré le mercredi 16 septembre à Dapaong.
Cette tournée est initiée par le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières. Elle vise à outiller les préfets, les maires, les secrétaires généraux des préfectures et communes, les autorités municipales, les chefs traditionnels et autres acteurs impliqués dans la gestion des affaires coutumières afin de prévenir les situations conflictuelles. Il s’agit de les familiariser avec les textes et principes qui régissent la chefferie traditionnelle et de situer les rôles et responsabilités des acteurs à chaque niveau.
L’atelier de lancement a réuni les participants de Tône, Cinkassé, Kpendjal, Kpendjal Ouest et Tandjouaré. Il a été marqué par des communications sur le cadre juridique et institutionnel de la chefferie traditionnelle, les rôles et responsabilités des acteurs ainsi que les mécanismes favorisant une gestion harmonieuse des questions coutumières. L’assistance a été renseignée, entre autres, sur les organes de désignation des chefs traditionnels et leur fonctionnement, ainsi que les différentes étapes d’une procédure de reconnaissance d’un candidat-chef.
Pour le préfet de Tône, Ouro-Gouroungou Horoumila, représentant le gouverneur de la région des Savanes, la maîtrise du processus de désignation et de reconnaissance des chefs traditionnels permettra de réduire les incompréhensions, d’éviter les erreurs dans le traitement des dossiers et surtout de contribuer à prévenir les conflits liés à la chefferie traditionnelle. Le préfet a rendu hommage au Président du Conseil pour son engagement constant en faveur de la modernisation de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la consolidation de la paix.
Le directeur de la Chefferie traditionnelle, Massimlawé Wazabalo a souligné que la chefferie traditionnelle souffre de récurrentes contestations de succession, de conflits de légitimité, de divergences au sein des communautés, de rivalités entre princes et princesses prétendant à la succession de la chefferie traditionnelle, de marchandages de dossiers, ou encore des incompréhensions entre autorités administratives et traditionnelles. « Ces situations, lorsqu’elles ne sont pas suffisamment anticipées ou correctement gérées, peuvent fragiliser la cohésion sociale et compromettre la paix dans nos communautés », a-t-il fait remarquer. M. Wazabalo a invité les participants à s’approprier les bonnes pratiques afin d’améliorer sensiblement la gestion de la chefferie traditionnelle.
Les prochaines étapes de la tournée sont Mango, Kara, Bassar, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé, Tsévié et Adéticopé. Elle prendra fin le 26 septembre prochain.
ATOP/JK/SED






