
Lomé, 31 oct. (ATOP) – Une dizaine d’assistants d’élèves en situation de handicap (AESH) des établissements privés du Grand Lomé, ont pris part, le vendredi 31 octobre dans la localité, à une formation sur le thème : « Eliminer ou réduire les comportements problématiques en milieu scolaire ».
Organisée par le cabinet Efanam-Lo, cette session a permis de doter les participants d’outils concrets pour prévenir, réduire et gérer la survenue des comportements problématiques auprès des enfants autistes et ceux ayant des troubles de l’apprentissage dans les écoles. L’autisme est un trouble neuro-développemental qui se caractérise entre autres par des difficultés dans les interactions sociales et la communication, des comportements répétitifs ou des intérêts restreints.
Les participants ont découvert au cours de la formation, diverses stratégies pour créer un cadre d’apprentissage plus apaisé : établir des routines visuelles pour rassurer les élèves, renforcer les comportements positifs, utiliser des supports adaptés (images, gestes, pictogrammes) pour mieux communiquer. Ils ont été édifiés sur les principes de l’Analyse comportementale appliquée, ou Applied Behavior Analysis (ABA) en anglais. C’est une approche scientifique qui étudie comment les comportements humains sont influencés par l’environnement, et comment les modifier de manière positive. Des études de cas ont aussi permis aux AESH d’apprendre à observer, interpréter et adapter leur approche éducative.
La formatrice, Mme Adiel Lotri, ergothérapeute en santé mentale a fait savoir que les enfants autistes, manifestent régulièrement des comportements problématiques entre autres des cris, l’auto-agression, le refus de participer, s’isoler sous sa table, qui empêchent l’instauration d’un nouvel apprentissage. « Ce qu’on appelle souvent “comportement problématique” est très souvent une forme de communication. Une élève autiste qui crie ou s’agite ne cherche pas forcément à déranger, elle exprime un besoin ou une frustration. Donc lui offrir une éducation inclusive, ce n’est pas seulement l’accueillir dans les classes, c’est lui garantir un environnement où il peut apprendre, grandir et être compris. Donc les assistants doivent être formés pour mieux accompagner les élèves en situation de handicap », a-t-elle expliqué.
La formatrice a insisté sur l’importance de la patience, de la communication bienveillante et de l’encouragement positif. Elle a également évoqué la collaboration entre les différents acteurs éducatifs : enseignants, parents, psychologues scolaires, éducateurs et soignants. « Cette approche pluridisciplinaire permet d’élaborer des plans de soutien individualisés favorisant la cohérence des pratiques et la continuité de l’accompagnement », a-t-elle indiqué.
La formation a été saluée par Mme Essénam Laboé, AESH au Cours Lumière : « Je me sens plus sereine. Je comprends mieux pourquoi un élève réagit ainsi, et surtout, comment l’aider sans perdre le contrôle. La compréhension et la bienveillance doivent devenir nos outils pédagogiques ».
ATOP/AO/KYA






