
Lomé, 26 nov. (ATOP) – Les secrétaires généraux et les directeurs des Affaires financières de tous les départements ministériels du Togo ont pris part, le mardi 26 novembre à Lomé, à l’atelier de sensibilisation sur les modalités de nomination et d’installation des comptables matières et des trésoriers ministériels et institutionnels.
L’atelier est initié par le ministère de l’Economie et des Finances en collaboration avec la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP).
L’objectif principal de la rencontre est de sensibiliser les participants sur deux décrets pris en Conseil des ministres le 18 septembre passé en vue de les amener à s’approprier de leur contenu. Le premier porte sur la création, attributions, organisation et fonctionnement des postes comptables matières dans les ministères et institutions de la République, ainsi que dans les autres organismes publics. Le deuxième décret est lié à la création des trésoreries ministérielles et institutionnelles. L’application de ces deux textes permettra de rapprocher l’appareil comptable de l’Etat des différents ordonnateurs par la déconcentration des postes comptables matières et des trésoreries.
La déconcentration de la fonction comptable vise à organiser le recensement, l’enregistrement et le suivi des matières, à assurer la célérité et l’efficacité dans le traitement des dossiers de paiement des dépenses publiques, à permettre la mise à la disposition des décideurs de l’information financière. Ainsi, les comptables matières seront chargés d’assurer la garde et la conservation des biens mobiliers et immobiliers des ministères, la tenue de la comptabilité des matières et la reddition du compte de gestion des matières à la Cour des comptes. A cet effet, il sera nommé dans chaque ministère un comptable principal des matières.
Quant aux trésoriers ministériels ou institutionnels, ils seront chargés du paiement des dépenses des ministères ou institutions, de la tenue de la comptabilité et de la reddition du compte de gestion à la Cour des comptes.
Désormais, la phase administrative et comptable d’exécution des dépenses seront toutes traitées au niveau de chaque ministère.
Trois présentations relatives aux postes comptables matières, trésoreries ministérielles ou institutionnelles et aux perspectives ont permis aux participants de mieux cerner les contours de la comptabilité matière.
Le secrétaire général du ministère l’Economie et des Finances, Akaya Stéphane a affirmé que la mise en œuvre de cette réforme comptable, permettra à l’Etat d’assurer la sécurisation et la protection de son patrimoine mobilier et immobilier et d’exécuter le paiement des dépenses avec beaucoup plus de rapidité. La mise en œuvre de cette réforme va aider à connaître et à produire à tout moment des informations financières et comptables fiables, ainsi que à se conformer aux dispositions des directives de l’UEMOA.
M. Akaya a souligné qu’à ce jour, aucun comptable matières ou trésorier n’est nommé précisant que l’adoption de ces deux décrets permettra très prochainement de procéder à leur nomination et installation. Environ trente trésoriers ministériels et leurs fondés de pouvoirs, onze trésoriers institutionnels et quarante-et-un comptables principaux des matières seront déployés au sein des départements ministériels.
« Cet atelier constitue l’un des préalables essentiels à la nomination et à l’installation des comptables matières et trésorier. Il nous permettra de partager avec vous les attributions d’un poste comptable matières et d’une trésorerie ministérielle, de vous informer sur les modalités de nominations des comptables matières et des trésoriers ministériels et de vous rappeler vos rôles et responsabilités dans le cadre de la déconcentration de la fonction comptable », a-t-il conclu.
L’inspecteur central du Trésor, Kégeh Kossi, directeur de la Comptabilité des matières à la DGTCP a rappelé que la comptabilité classique est une comptabilité financière qui porte sur les ressources alors que la comptabilité matière porte sur les immobilisations corporelles et incorporelles, les stocks en quantité et en valeur. « La comptabilité matière va permettre aux ministères de gérer de façon rationnelle et saine les matières et situer les responsabilités en cas de perte, de protéger les matières et d’assurer leur sécurité », a-t-il confié. M. Kégeh a dit qu’il existe trois catégories de matière : les immobilisations corporelles qui sont les bâtiments, les réserves et les véhicules administratifs, les mobiliers de bureau et le matériel informatique ; les immobilisations incorporelles que sont les brevets, les licences, les sites internet, les logiciels ; et les stocks qui sont les fournitures de bureau, les stocks de carburant et de lubrifiants.
ATOP/TD/DHK






