
Kpalimé, 5 juin (ATOP) – Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a ouvert, le jeudi 4 juin à Kpalimé, un atelier de formation des professionnels des médias de la région des Plateaux sur la « Transhumance et pastoralisme : défis, enjeux et perspectives ».
La formation se déroule du 1er au 8 juin dans le cadre du projet de gestion de la mobilité humaine dans le contexte du changement climatique, de la dégradation environnementale et des catastrophes au Togo. Elle vise à renforcer les capacités techniques de ces journalistes afin qu’ils produisent et diffusent des contenus de sensibilisation sur les enjeux liés à la transhumance, un phénomène aux implications économiques, sociales et sécuritaires.
Les journalistes vont être amenés à mieux comprendre les mécanismes, les mutations, les défis et les enjeux de la transhumance, ainsi que les réponses apportées par les pouvoirs publics. Les travaux permettront également d’explorer les perspectives de gestion durable de ce phénomène et de développer des productions médiatiques inspirées du journalisme de solution.
Les organisateurs attendent des professionnels des médias, un renforcement de leur engagement dans la production de contenus de sensibilisation et une consolidation de la collaboration entre les médias et les institutions publiques sur les questions liées à la transhumance.
Les travaux combinent des communications thématiques, des panels, des travaux de groupe ainsi que des exercices pratiques de production radiophonique et web. Les participants élaboreront des contenus pilotes destinés à sensibiliser les populations sur les défis de la transhumance et les mécanismes de prévention et de résolution des conflits liés à la transhumance.
Au nom du gouverneur de la région des Plateaux, le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Bakaï Essolabina a rappelé que la transhumance contribue à l’économie rurale et à la sécurité alimentaire. Il a, toutefois, relevé que cette pratique est également source de tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs en raison de la concurrence pour l’accès aux ressources naturelles. Il a invité les journalistes à jouer pleinement leur rôle dans la diffusion d’informations fiables et la promotion de la cohésion sociale.
« La mobilité pastorale nécessite une meilleure compréhension de la part des populations. A travers cette formation, l’OIM souhaite renforcer les capacités des professionnels des médias afin qu’ils puissent produire des contenus de qualité, capables d’accompagner les efforts des autorités et des communautés pour une gestion apaisée et durable de la transhumance », a souligné Mme Thérèse Adjayi, représentante de l’OIM.
Après l’étape de Sokodé dans la région Centrale, cette session de Kpalimé constitue la deuxième étape d’un programme national de renforcement des capacités des journalistes, animateurs et producteurs de médias classiques et numériques. Une troisième étape est prévue dans la préfecture des Lacs pour le compte de la région Maritime.
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