Kara, 9 fév. (ATOP) – Le Haut-commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a entamé, le lundi 8 février à Kara, la quatrième phase d’indemnisation des victimes non-vulnérables des crises sociopolitiques de 1958 à 2005, pour le compte de la préfecture de la Kozah.
Ce processus de réparation en réponse aux recommandations de la CVJR concerne environ deux milles (2000) victimes pré-identifiées dans la préfecture de la Kozah. Il constitue un geste symbolique et un acte de reconnaissance des victimes par les autorités qui compatissent à leurs peines en leur demandant pardon au nom du peuple togolais, afin de les amener progressivement à adhérer à la démarche de réconciliation nationale dans lequel le Togo s’est engagé.
La séance d’indemnisation a été marquée par la remise de chèques bancaires aux victimes, sous la certification des huissiers, après vérification des identités, suivie d’une prise en charge psychologique.
Le 1er rapporteur de HCRRUN, Dr. Wiyao Evalo a réitéré le pardon de l’Etat aux victimes et a souligné que la remise de chèques constitue juste un geste symbolique et ne peut en aucune façon ramener les morts à la vie ou réparer les handicaps causés. Il a indiqué que cette étape survient après celles des préfectures de Bassar, Assoli, Kantè Doufelgou et Binah. Dr. Wiyao a invité les victimes à pardonner et à oublier le passé pour construire l’avenir, car seul le pardon conduit à la réconciliation et par-delà à la paix et à la cohésion sociale.
Le préfet de la Kozah, Col. Bakali Hèmou Badibawu a exprimé sa reconnaissance au gouvernement pour cette démarche qui démontre son engagement à soutenir les victimes et à leur témoigner la solidarité nationale. Il a indiqué que ce geste vient aider les victimes à soigner, panser les plaies du cœur et les amener à tourner définitivement cette page douloureuse de leur vie afin de penser à l’avenir. Il a invité ces dernières à créer un environnement propice autour d’elles pour mieux vivre dans la quiétude, la paix et la cohésion sociale.
Quelques victimes interrogées ont témoigné leur gratitude au gouvernement pour avoir pensé à leur bien-être, promettant de tout pardonner pour un lendemain meilleur du Togo.
ATOP/TM/AR






