
La bonne pratique de l’hygiène chez les revendeuses de nourriture à Attiégou interpelle plus d’un. Un tour dans les rues du quartier, fait découvrir des femmes restauratrices en train de servir à manger aux clients.
Da Adjo, coiffée d’un foulard, cache-nez bien placé, tablier à la poitrine, est une revendeuse d’« Ayimolou », une nourriture faite à base du riz et du haricot, attire l’attention. L’on aperçoit sur une table bien dressée des casseroles et assiettes soigneusement protégés par des tapis propres. On identifie à peine de près comme de loin le type de nourriture qu’elle vend, sauf par curiosité.
La restauratrice justifie : la nourriture mérite d’être entretenue puisqu’elle est servie aux personnes et leur santé en dépend. J’ai protégé mes étalages en les couvrant totalement ainsi contre les mouches pour éviter leur infection qui peut créer des problèmes sanitaires aux clients et à moi-même puisque j’en mange également, surtout que nous sommes dans un quartier impropre. Tout lieu de restauration mérite d’être entretenu.
Les avis des clients sur la question de l’hygiène pratiquée par les revendeuses de nourriture sont diversifiés. Justin, un client de Da Adjo relève : ici, cette revendeuse prend bien soin de ce qu’elle nous vend. Contrairement à d’autres peu consciencieuses qui n’entretiennent pas bien les lieux et les plats.
Adolé, 1m 53, la tête soigneusement attachée porte une bassine surmontée d’une marmite contenant du haricot cuit (véhi en langue locale) et ses accompagnements (huile, piment et gari), le tout protégé par un tapis blanc. Elle sillonne les rues du quartier Attiégou à la recherche de potentiels clients.
Tout ce qui rentre dans le ventre doit être entretenu.
ATOP/ST






