
Lomé, 18 déc. (ATOP) – « Femme et développement local en Afrique Subsaharienne : Regards croisés », est le thème d’un colloque international du 18 au 20 décembre à Lomé.
Cette rencontre est organisée par le Laboratoire de recherche sur la culture, les arts et le développement (LARECADE) de l’Institut régional d’enseignement supérieur et de la recherche en développement culturel (IRES-RDEC) en partenariat avec l’Institut national des métiers d’art, d’archéologie et de la culture (INMAAC) de l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin) et le Laboratoire d’analyse d’histoire sociopolitique (LAHiSPo) de l’Université de Lomé.
Ce colloque se consacre à une réflexion multi-centrée sur la femme en Afrique au Sud du Sahara, à sa situation sociale et économique, à sa condition et à son éventuelle autonomisation. L’accent sera aussi mis sur la capacité de la femme à agir dans le sens du bien commun et dans l’intérêt de la communauté.
L’objectif est de revisiter le rôle de la femme dans la société et de cerner de près la situation de la femme. Cette rencontre permet également de mener une réflexion intellectuelle sur « ce que font les femmes chez nous et qu’est-ce qu’elles peuvent encore faire ? »
Selon les organisateurs, le développement local est une politique de base destinée à accompagner le processus de décentralisation dès lors que les collectivités locales sont appelées à prendre leur destin en main. Pour cela, le présent colloque va tenter de trouver des approches de solutions à des questions comme : «quelle est la part que des femmes peuvent-elles entreprendre dans ce processus ?», «quelle contribution peuvent-elles apporter à un développement auto-centré ?» et «quelles mobilisation des acteurs et des ressources, les femmes sont-elles en mesure de provoquer dans leurs localité ?».
Durant trois jours, des enseignants chercheurs et professionnels impliqués vont suivre des conférences autour de 4 axes thématiques. Il s’agit de : « Femmes et gouvernance, les dynamiques en Afrique », «Femmes, changement social et développement local», «Femmes, conflits et paix sociale» et « Femmes et défis nouveaux, les changements climatiques».
Le directeur de cabinet du ministre de la Culture et du Tourisme, Dr Kpayé Koffi Bakayota, a indiqué que s’agissant des rôles des femmes dans le développement en Afrique subsaharienne, il est important de relever qu’en dépit de nombreuses initiatives à l’échelle régionale voire internationale, les conditions socio-économiques des femmes dans ces régions persistent. « Pourtant, elles sont impliquées dans l’économie et de plus en plus présentes dans l’ensemble des secteurs d’activité. C’est pourquoi le Togo a compris très tôt l’importance de la place de la femme dans le développement », a-t-il poursuivi.
Le directeur général de IRES-RDEC, Professeur Kodjona Kadanga a indiqué que pour ne parler que de l’Afrique en général, il y a eu une série de manifestation et de travaux de recherche qui ont focalisé l’attention sur cette thématique qui, il faut le souligner, est inépuisable pour le chercheur. « C’est dire que bien des domaines restent encore à explorer, où les femmes peuvent apporter leur contribution et aider les communautés à mieux prendre en charge leurs problèmes », a-t-il précisé.
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