Lomé, 28 mai (ATOP) – La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé des ateliers régionaux de sensibilisation et d’échanges sur le thème « conséquences de l’irrégularité des actes d’état civil sur la jouissance des droits de l’Homme », les 26 et 27 mai respectivement à Kara (Kozah) et Sokodé (Tchaoudjo).
Ces rencontres sont initiées avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à l’intention des maires et conseillers municipaux, investis de la fonction d’officier d’état civil. Elles s’inscrivent dans le cadre de la mission de promotion et de protection des droits de l’Homme de la CNDH.
L’objectif est de permettre aux officiers d’état civil d’appréhender les conséquences des actes d’état civil irréguliers sur la jouissance des droits de l’Homme. Il s’agit aussi de renforcer leurs capacités pour les amener à s’investir davantage dans l’établissement des actes d’état civil réguliers pour une amélioration durable du système d’enregistrement de ces actes dans le délai requis.
Les ateliers ont permis, aux différents acteurs, de mieux cerner les contours de l’enregistrement des naissances et des décès, du mariage dans le droit togolais et les conséquences qui peuvent découler de l’irrégularité de ces actes sur la jouissance des droits de l’Homme. Ils ont été aussi instruits sur la mission de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et son domaine d’intervention.
La présidente de la CNDH, Mme Polo Nakpa a indiqué que le défaut d’enregistrement tout comme la délivrance d’acte irrégulier d’état civil engendre de lourdes conséquences sur la vie d’un individu.
Selon elle, il est impérieux pour les élus locaux d’avoir un regard attentif sur tous les agents d’état civil dans leurs mairies et communes afin d’éviter des erreurs matérielles préjudiciables aux usages du service public.
Pour la directrice du Sceau, de la nationalité et de l’identité civile, Mme Tchamdja-Kpatcha Koboyah, les actes d’état civil constituent des outils essentiels pour tout être dans la jouissance de ses droits. « Mais malheureusement, ces actes connaissent souvent certaines irrégularités, entre autres, des ratures, des déclarations hors délais, des enregistrements parallèles, l’indication erronée du sexe de l’enfant, le mauvais remplissage des 5 volets du registre », a-t-elle mentionné.
Les préfets de Tchaoudjo, Col Mompion Matéindou et de la Kozah, Col Bakali Hèmou Badibawu, ont assisté à ces rencontres.
ATOP/DHK






