
Lomé, 26 mars (ATOP) – Les femmes du ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage ont été conviées à affirmer pleinement leur potentiel et à revendiquer leur autonomie. L’invite a été faite, le mardi 25 mars à Lomé, lors d’une rencontre d’échanges entrant dans la célébration de la journée internationale des droits de la femme, observée le 8 mars.
La séance est une initiative du ministère chargé de l’Enseignement technique à travers sa cellule focale genre. Elle a été axée sur le thème « Le leadership des femmes dans l’administration publique : cas du ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage ». L’activité a permis au personnel féminin d’échanger sur son rôle de leadership et de réaffirmer son engagement à œuvrer pour un système d’enseignement technique et de formation professionnelle performant, innovant et inclusif.
La place des femmes dans le sous-secteur de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (ETFP), le leadership féminin, la contribution et l’impact de la gent féminine dans ce département ainsi que les défis auxquels elles sont confrontées sont entre autres sujets d’échanges. Selon les panélistes, les femmes sont présentes à tous les niveaux mais elles occupent moins de postes de responsabilité. Il a été relevé que sur 36 centres et établissements de formation, seules deux femmes sont des chefs. S’agissant de l’impact, les intervenantes ont souligné que plusieurs femmes ont mis leur expertise en faveur de la formation des jeunes, l’une des missions du département.
Des défis à relever ont également été abordés. Au nombre de ceux-ci, les stéréotypes, l’égalité des chances, l’équilibre entre vie professionnelle et responsabilités familiales.
Pour Mme Kwaku Enyonam, l’une des panélistes, une femme qui aspire au leadership, doit être travailleuse, responsable, rigoureuse et inspirante. Elle a ajouté qu’une femme leader doit avoir une vision et être polyvalente.
A l’issue des échanges, les femmes du ministère en charge de l’Enseignement technique ont, à travers la responsable de la cellule focale genre, Yabi Yawa, formulé des doléances à leur hiérarchie. Ces doléances sont relatives, entre autres, à des sensibilisations pour la lutte contre les stéréotypes afin d’encourager leur accès aux postes de responsabilités et pour renforcer leurs compétences en leadership et en gestion. Les organisatrices sollicitent également le renforcement de capacités en technologie numérique, l’amélioration de leurs conditions de travail ainsi que la mise en place d’un mécanisme de reconnaissance au profit des femmes ayant marqué le ministère par leur parcours et leur travail.
Le ministre en charge de l’Enseignement technique, Isaac Tchiakpe a rappelé que l’accès aux postes de responsabilité passe par la formation, l’éducation et les moyens d’action. Il a réitéré son engagement constant pour la cause de la femme. M. Tchiakpe a invité ses collaboratrices à coopérer et à être solidaires en vue de leur autonomisation.
Les directeurs centraux, les chefs de services de ce sous-secteur ont honoré de leur présence cette célébration.
ATOP/BV/DHK






