
Lomé 9 mars (ATOP)- 5 000 actes de naissance ont été établis aux femmes des 39 préfectures du Togo à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, officiellement commémorée le lundi 9 mars à Lomé.
Placée sous le thème « Droits, justice et actions pour toutes les femmes et les filles », cette célébration a été organisée par le Ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance. Elle vise à renforcer l’accès des femmes aux services administratifs, financiers et sociaux, et à leur permettre de participer pleinement à la vie économique et citoyenne.
La rencontre a permis aux participantes de faire le point sur les progrès réalisés en matière de promotion des droits des femmes, tout en rappelant la nécessité de poursuivre les efforts pour éliminer les discriminations encore présentes. Elles ont aussi suivi un exposé sur le thème « Accès à la justice pour toutes les femmes : enjeux, obstacles et perspectives ». Au cours des échanges, des experts du ministère de la Justice ont indiqué que l’accès des femmes et des filles à la justice constitue un levier essentiel de transformation sociale.
Selon eux, malgré les dispositions juridiques prévues par le Code foncier et domanial ainsi que par le Code des personnes et de la famille, plusieurs obstacles continuent de limiter l’exercice effectif des droits des femmes. Ces difficultés sont notamment d’ordre économique, géographique, socioculturel et institutionnel. Elles se traduisent souvent par des violations des droits liés au mariage, à l’éducation, à l’héritage ou encore à la participation à la vie politique. Les participantes ont été encouragées à utiliser les mécanismes de protection existants, tels que les maisons de justice, les centres d’écoute et les instances de médiation traditionnelles.
La ministre des Solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja, a indiqué que le thème de cette édition appelle les Etats et les acteurs concernés à garantir non seulement la reconnaissance des droits des femmes, mais surtout leur application effective à travers des systèmes judiciaires inclusifs, équitables et accessibles. La ministre a exprimé sa gratitude aux partenaires techniques et financiers pour leur soutien. Elle a invité les bénéficiaires à faire un bon usage de leurs actes de naissance.
La représentante du système des Nations Unies, Coumba Dieng Sow, a rappelé l’importance du respect des droits de la femme à travers une déclaration du Secrétaire général de l’ONU, « Les droits des femmes sont des droits humains. Investir dans les femmes et les filles est l’un des moyens les plus sûrs de rendre le monde meilleur », a t- elle dit. Mme Coumba Dieng Sow a également réaffirmé l’engagement du système des Nations Unies en faveur de l’égalité genre, de la justice sociale et de l’autonomisation des femmes et des filles.
Mme Essi Minyanou, bénéficiaire d’acte de naissance a exprimé sa joie et sa reconnaissance au gouvernement ainsi qu’aux partenaires financiers pour cette initiative. Selon elle, l’obtention de cet acte lui permettra désormais d’accéder plus facilement aux services financiers afin de développer ses activités économiques
ATOP / EAG/MG






