
Lomé, 10 mars (ATOP) – La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a mis en exergue le rôle de la femme dans la lutte contre la corruption à l’occasion de la commémoration en différé de la journée internationale des droits de la femme, le mardi 10 mars à Lomé.
Observée chaque 8 mars, cette journée constitue pour la HAPLUCIA, un cadre de sensibilisation et de mobilisation autour du rôle déterminant des femmes dans la promotion de l’intégrité, de la transparence et de la bonne gouvernance.
À travers cette célébration, la HAPLUCIA entend mettre en lumière les liens étroits entre la promotion des droits des femmes et la lutte contre la corruption, tout en encourageant une participation active des femmes dans les initiatives visant à bâtir une société fondée sur les valeurs d’éthique, de responsabilité et de justice.
Au cours de la rencontre, les participantes ont été édifiées sur trois thématiques : « Insertion professionnelle des femmes et lutte contre la corruption », « Protection des droits de la fille en milieu éducatif et lutte contre la corruption », et « Protection des droits de la femme dans le secteur informel et lutte contre la corruption ».
Le président de la HAPLUCIA, Kimelabalou Aba, a rappelé que la question des droits des femmes est indissociable de la bonne gouvernance. La corruption, explique-t-il, constitue un obstacle majeur à la jouissance pleine et effective des droits humains, en particulier pour les femmes et les filles. « Lorsque la corruption s’installe dans les institutions, elle fragilise l’accès équitable aux services publics essentiels tels que l’éducation, la santé, la justice et les opportunités économiques. Dans bien des cas, ce sont les femmes et les filles qui en subissent les conséquences les plus lourdes », a-t-il souligné.
M. Aba a précisé que la corruption peut compromettre l’accès des filles à l’éducation, freiner celui des femmes aux ressources économiques, entraver la protection juridique des victimes de violences, et même favoriser des formes insidieuses d’exploitation et de discrimination. Pour lui, défendre les droits des femmes revient aussi à lutter contre la corruption.
ATOP/GMM/AO






