
Lomé, 30 nov. (ATOP) – Le secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissible (CNLS-IST) appelle les populations à renforcer la promotion des droits humains en faveur de la lutte contre le VIH Sida au Togo lors d’une conférence de presse, le vendredi 29 novembre à Lomé dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida.
Cette journée est observée le 1er décembre et est placée cette année sous le thème « Suivons le chemin des droits ». La célébration vise à renforcer la communication autour de la Journée mondiale de lutte contre le sida et à divulguer à la presse les directives et recommandations nationales et internationales pour la lutte contre cette maladie. Il s’agit aussi de disséminer les axes stratégiques du PSN 2023-2026.
La conférence de presse a rassemblé les différents responsables de lutte contre le VIH au Togo, notamment le coordonnateur national du SP/CNLS-IST, Prof. Palokinam Pitché, le représentant du Système des nations unies (OMS) Dr. Kaaga Yéba Laconi, le directeur régional EAWA Togo, Souley Wade et le président de la plateforme nationale des OSC-VIH et Santé, Anato Simplice. Elle a permis à ces acteurs d’éclairer les populations sur le thème de l’année et surtout de faire l’état des lieux sur la maladie et les nouvelles perspectives face aux enjeux nationaux et mondiaux.
Bilan des activités
Il ressort que les principaux résultats obtenus en 2023 au Togo sont, entre autres, les interventions de lutte contre le VIH et le Sida validées dans le plan stratégique national de lutte contre le VIH 2023-2026 ; et que la prévalence chez les personnes de 15 à 49 ans est de 1,6 %. Au cours de cette même année, 105.000 personnes vivaient avec le VIH et parmi elles, 90.239 avaient accès au traitement antirétroviral. En termes de la Prévention de la transmission mère enfant (PTME), la couverture était de 85 % avec un nombre relativement bas de décès qui était de 2.300 contre 6.600 en 2010 et le Togo comptait 74.000 enfants orphelins du VIH.
Par rapport au taux d’atteinte des 3 fois 95, le 1er 95 donne 90 % des PVVIH connaissent leurs statuts sérologiques ; le 2e 95 affiche 84 % des PVVIH qui connaissent leurs statuts, sont sous ARV ; et le 3e 95 signale que 76 % des PVVIH sous ARV avaient une charge virale supprimée.
Les nouvelles infections chez les personnes adultes 15 ans et plus, étaient passées de 4.700 en 2010 à 1.700 en 2023. Chez les enfants de moins de 14 ans, les nouvelles infections étaient inférieures à 1.000 en 2023.
Sur les questions de stigmatisation et discrimination, les principales actions menées pour réduire la discrimination et stigmatisation sont la sensibilisation, la documentation et la prise en charge des personnes victimes de Violences basées sur le genre (VBG). Depuis 2021, 71 cellules de veilles ont été mises en place dans les régions Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes. En 2023, 15 cellules ont été mises en place dans les cantons de la préfecture de la Kozah et 18 cellules dans 18 cantons dans la préfecture de Tône. 587 personnes ont été sensibilisées par les bénévoles et les autres acteurs de lutte contre le VBG ; 276 personnes victimes de VBG ont été notifiées dans les structures de prise en charge des VBG ; 365 prestataires de soins et 222 leaders communautaires ont été formés sur la prise en charge des VBG ; 254 personnes victimes de VBG ont bénéficié d’une prise en charge.
Plusieurs activités au programme
La célébration de cette année, sera marquée par plusieurs activités. En prélude à la journée, une conférence de presse a été organisée pour annoncer l’événement, suivi d’un match de football, et le TOGOPEFAR Awards (EAWA/USAID), organisé par l’ambassade des USA au Togo, le CNLS, et le ministère de la Santé. Depuis le 26 novembre des séances de sensibilisation ont débutées et vont se poursuivre jusqu’au 2 décembre. Une campagne de dépistage le long du corridor Abidjan Lagos, sera organisée, de même qu’une mobilisation sociale avec les ONG et associations à travers tout le pays. Des animations d’émission radio et télévisions vont permettre de relayer le message de la journée aux auditeurs et téléspectateurs.
Au vu des différents résultats, il ressort que pour mettre fin au Sida, il faut arriver à impliquer toutes les personnes qui vivent avec le VIH, qui sont exposées au risque d’infection ou qui sont affectées par le virus, notamment les personnes les plus exclues et marginalisées. L’égalité des sexes est un élément essentiel d’une approche du Sida fondée sur les droits de l’homme. Le chemin qui mène à la fin du Sida est le chemin des droits. Le respect de la Déclaration des droits de l’homme des Nations unies et la promotion de l’inclusion de toutes les communautés sont essentiels.
Selon les acteurs de lutte contre le VIH/Sida, pour mettre fin au Sida, il faut garantir le développement durable et la sécurité humaine. Le respect des droits de l’homme de chacun est un fondement essentiel d’une riposte efficace au Sida. Les dirigeants sont appelés à s’engager sur la voie des droits.
ATOP/KYA/ DHK






