Lomé, 10 juin (ATOP) – A l’instar des autres pays du monde, le Togo célèbrera l’édition 2022 de la Journée mondiale du don du sang le mardi 14 juin prochain. En prélude à cette manifestation, le directeur du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), Prof. Ag. Fétéké Lochina a tenu une conférence de presse, le vendredi 10 juin au siège de l’institution à Lomé, pour lancer les activités.
Cette rencontre a permis au premier responsable du CNTS d’éclairer les journalistes sur les objectifs de cette journée et le thème de cette édition. C’était aussi l’occasion pour lui d’inviter les populations à participer massivement aux activités dont les collectes de sang programmées les 11, 13 et 14 juin.
Pourquoi une journée mondiale du don du sang ?
La Journée mondiale du don du sang est célébrée le 14 juin de chaque année. Elle a été instituée pour faire connaître, à l’échelle mondiale, le besoin en sang et en produits sanguins sûrs aux fins de transfusion ; sensibiliser à la contribution essentielle des donneurs de sang volontaires et bénévoles aux systèmes de santé nationaux. Il s’agit également, à travers cette journée, d’aider les services nationaux de transfusion sanguine, les organisations de donneurs de sang et d’autres organisations non gouvernementales à améliorer et à étendre leurs programmes de donneurs de sang volontaires en renforçant leurs campagnes aux niveaux national et local. La journée est également l’occasion de lancer un appel à l’action aux gouvernements et aux autorités sanitaires des pays afin qu’ils prévoient des ressources suffisantes pour augmenter la collecte de sang auprès de donneurs volontaires et bénévoles et pour gérer l’accès au sang et à la transfusion des personnes qui en on besoin.
Le sang et les produits sanguins, des ressources essentielles pour sauver des vies.
Prof. Ag. Fétéké a affirmé que le sang et les produits sanguins sont des ressources essentielles à la bonne prise en charge des femmes qui souffrent de saignement au cours de la grossesse et de l’accouchement, des enfants qui souffrent d’une anémie sévère provoquée par le paludisme et la malnutrition, des patients qui souffrent de troubles sanguins et de la moelle osseuse, d’hémoglobinopathies congénitales et de formes d’immunodéficience, des victimes de traumatismes, de situations d’urgence, de catastrophes et d’accidents, ainsi que des patients qui subissent des actes médicaux et chirurgicaux complexes. Il a souligné que le besoin en sang est universel, mais l’accès au sang de toutes les personnes qui en ont besoin ne l’est pas.
La disponibilité des poches de sang insuffisante pour couvrir tous les besoins du pays
Le directeur du CNTS a fait savoir que la couverture du pays en don du sang ne représente que 70% des besoins, soit un manque de 30% à combler. « Il faut 75000 poches de sang pour satisfaire tous les besoins alors que notre disponibilité est de 53000. Il nous manque donc un gap de plus 20.000 poches de sang pour que nous puissions répondre à toutes les sollicitations. Pourtant nous avons mis à disposition plus de 80.000 poches de sang car en pédiatrie ces poches sont divisés en deux », a-t-il confié.
D’après Prof. Ag. Fétéké, pour faire en sorte que chaque personne nécessitant une transfusion ait accès à du sang sûr, il faut pouvoir compter sur des donneurs volontaires et bénévoles qui donnent leur sang régulièrement. Aussi, a-t-il, lancé un appel à la solidarité pour sauver des vies à travers des dons de sang réguliers qui se font quatre fois dans l’année pour les hommes et trois fois dans l’année pour les femmes. Il a souligné que le donneur régulier bénéficie de plusieurs avantages. « Outre la fierté de savoir qu’il participe à sauver des vies, celui-ci bénéficie des analyses de sang qui se font gratuitement tous les trois mois. En plus, le donneur régulier a accès gratuitement aux poches de sang en cas de besoin pour lui-même et paie la moitié du prix de la poche si c’est sa femme ou ses enfants qui en ont besoin », a précisé Prof. Ag. Fétéké. Il a rappelé que pour donner son sang, il faut être âgé de 18 à 60 ans, pesé au moins 50 Kg et être physiquement en bonne santé, ajoutant que le sang prélevé est analysé et traité avant son stockage dans les banques de sang. Il a convié chaque personne apte à donner son sang les 11, 13 et 14 juin, au siège du CNTS au quartier Doumasséssé, à Lomé, et au niveau des directions régionales de l’institution à l’intérieur du pays.
Axe de la campagne de cette année
Pour 2022, le slogan de la Journée mondiale du donneur de sang est « Donner son sang : un acte de solidarité. Rejoignez le mouvement et sauvez des vies ! ». Ce message met en lumière le rôle que joue le don de sang bénévole en permettant de sauver des vies et de renforcer la solidarité à l’échelle de la communauté. La campagne de cette année permettra, entre autres, à la CNTS de remercier les donneurs de sang et ses partenaires et de sensibiliser à la nécessité de donner régulièrement son sang. Elle soulignera également la nécessité de s’engager à donner son sang tout au long de l’année afin que l’on puisse constituer des réserves suffisantes et parvenir à un accès universel rapide à des transfusions sanguines sûres. Il sera aussi question de reconnaître et promouvoir l’utilité du don du sang volontaire et bénévole qui renforce la solidarité et la cohésion sociale au sein de la communauté. ATOP/MEK/AR






