
Lomé 28 mai (ATOP) – Des enseignants chercheurs ont réfléchi sur l’intégration ouest-africaine, le mardi 28 mai à Lomé, au cours d’un colloque international marquant les 50 ans de création de la CEDEAO.
La rencontre placée sous le thème « le projet de l’intégration Ouest- africaine : entre idéalisme d’hier, réalisme d’aujourd’hui acquis probants et perspectives d’avenir » est organisé par les universités de Lomé et de Kara. Elle a été une opportunité pour des enseignants chercheurs, des étudiants, des techniciens et organisations de la société civile d’analyser les réalisations de la CEDEAO, les crises institutionnelles qu’elle traverse et de proposer des voies et moyens pour la survie de l’institution en vue d’une intégration Ouest- africaine réussie.
Plusieurs panels étaient au programme, entre autres, « l’institution sous régionale : une expérience cinquantenaire plurielle » ; « la gouvernance communautaire ; considérations cosmologiques et écologiques » ont marqué ce colloque. D’autres thématiques telles que : « Les peuples et les sociétés civiles dans le projet d’intégration sous-régionale », « Reformes et gouvernance communautaire dans l’espace CEDEAO ».
A l’issue de ces assises, des recommandations sont faites en l’endroit des gouvernants afin de relancer la CEDEAO et surtout d’établir un lien entre l’AES et l’institution pour sa survie.
Le professeur Adama Mawulé Kpodar, président de l’Université de Lomé, a fait comprendre qu’il est opportun que l’on admette que la communauté a fait des prouesses et quelles que soient les difficultés qu’elle traverse, elle demeure une maison commune et il convient de la conserver et de l’améliorer. « Les crises font partie intégrante de toute évolution. Mais lorsque la crise frappe à la porte, il est recommandé de retourner à la réflexion, à la source, à la case de départ », a-t-il expliqué. Il a profité de l’occasion pour rendre hommage aux pères fondateurs de la CEDEAO, Gnassingbé Eyadéma, feu président du Togo et Yacoubou Gowon, chef d’État du Nigeria entre 1966 et 1975.
Le représentant résidant de la CEDEAO au Togo, Barros Bacar Banjai, a dressé un bilan plus ou moins positif de son institution aujourd’hui menacée. « Au moment où la CEDEAO célèbre le demi-siècle de sa vie, elle est fortement ébranlée par une succession de crises politiques et sécuritaires sans précédent qui menacent gravement sa survie, voire son existence. La sous-région est donc incontestablement atteinte par un amoncellement de crises et de conflits qui compromettent, gravement son avenir. Le retrait officiel le 29 janvier 2025 de trois de ses membres (Burkina Faso, Mali et Niger) constitue un véritable défi que notre organisation devra relever », a-t-il renchérit.
ATOP/ MG/AO






