
Kara, 21 août (ATOP) – L’Académie de langue nationa le Kabiyè (ALNK), a ouvert sa session annuelle pour le compte de l’année 2025, le mercredi 20 août pour quatre jours de travaux à son siège à Kara, autour du thème : « Revue du processus de révision du Dictionnaire Kabyiè-Français, Français-Kabyiè et programmation des tâches », en présence du président du Conseil régional de la Kara, Bakem Téba Blakinam.
Cette session qui s’inscrit dans la promotion de sauvegarde de la langue Kabiyè, se tient juste après un mois du festival de langue tenu du 22 au 24 juillet dernier. Elle a été précédée d’un atelier du bureau et d’un conseil tenus respectivement les 15 et 16 août et le 18 août à Kara.
L’objectif principal est de mettre en place les instances prévues pour l’élaboration du dictionnaire. Il s’agit aussi d’obtenir un consensus sur le nombre de commissions et leurs dénominations, de mettre en place les commissions thématiques, de définir les tâches des commissions. Il est également question de planifier les activités afin d’aboutir au résultat final de la réactualisation du code linguistique pour savoir ce qu’il faut garder ou ressortir du dictionnaire Kabiyè.
Au cours des travaux, les participants vont procéder à la validation des commissions, des diverses fiches, des plans de coordination et compositions des commissions. Ils travailleront ensuite sur les documents permettant la mise en place de toutes les instances du processus du dictionnaire. Ils vont aussi transcrire, entre autres, la promotion et l’intégration des langues nationales dans les programmations scolaires.
Ces académiciens procéderont à la révision linguistique du dictionnaire existant et à la définition des mécanismes opérationnels encadrant tout le processus. Ces mécanismes sont la validation des outils de gouvernance et des instruments de gestion indispensables pour garantir la transparence et l’efficacité des actions, la mise en place de collecte de données linguistiques, base méthodologique pour une révision fiable et représentative du dictionnaire.
La présidente de l’Académie Kabiyè, Kassan Nalaïbaou a salué la présence des éditeurs de la langue Kabyiè pour accompagner l’ALNK. Elle a invité les participants à un engagement collectif pour la promotion de la langue Kabiyè. « Nous sommes à un tournant de l’élaboration d’un dictionnaire Kabiyè-Français Français-Kabiyè actualisé, normé et représentatif de l’évolution de notre langue afin d’en faire un acte fondateur », a-t-elle précisé. C’est un projet culturel éducatif et identitaire, a-t-elle ajouté, avant de remercier tous les membres de l’Académie Kabiyè et tous les partenaires qui accompagnent ce processus.
M.Padabo Kadouza représentant le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a dit que la langue est le socle sur lequel se reposent la pensée, la mémoire collective, l’organisation sociale et la souveraineté culturel. « Codifier, enrichir, structurer et transmettre nos langues nationales, c’est œuvrer à la fois pour sa pérennité et pour son rayonnement dans le monde comptemporain. Un dictionnaire linguistique ou spécialisé reste essentiel pour l’apprentissage permettant d’enrichir le vocabulaire et de comprendre le sens et l’origine des mots », a-t-il indiqué. Il s’est réjoui du profil des participants (linguistes, enseignants chercheurs, traducteurs et experts en lexicographie de l’académie Kabiyè), qu’il a convié à travailler dans un esprit de rigueur, de transparence et de collaboration faisant allusion à l’état d’avancement du processus.
Pour le représentant du préfet de la Kozah, M. Tchakpala Kossi, la politique de la langue Kabyiè implique des actions pour valoriser et renforcer son utilisation dans divers aspects de la vie sociale, culturelle et éducative afin de contribuer à la cohésion sociale, gage d’un développement local. ATOP/LK/TAL/GMM






