
Kantè, 06 fév. (ATOP) – Un atelier de formation et de sensibilisation sur le rôle des chefs traditionnels et leaders religieux dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent au sein des communautés à la base, a démarré le lundi 6 février à Kantè.
Cet atelier est organisé par le ministère de la sécurité et de la protection civile en collaboration avec l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Togo et l’ONG Ti-Mondo. Cette formation de 2 jours s’inscrit dans le cadre du projet : ’’Sensibilisation des chefs traditionnels et leaders religieux sur l’importance de leur rôle dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent au sein des communautés à la base’’.
L’objectif est de renforcer l’implication des chefs traditionnels et leaders religieux dans l’identification des sources de conflits et d’attirer leur attention afin qu’ils assurent des médiations impartiales dans le but de préserver la paix et la cohésion sociale. Les communications portant sur les thèmes : ‘’Compréhension de l’extrémisme violent’’ et ‘’Mesures prises par le gouvernement et le rôle des chefs traditionnels et leaders religieux dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent’’.
Selon le formateur Ahiya Emmanuel, les meilleures pratiques actuelles en matière de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent exigent une approche sociale. Cette approche, a-t-il expliqué, implique tout un ensemble d’acteurs au niveau communautaire à part les acteurs étatiques et les forces de défense et de sécurité (FDS) afin de contribuer efficacement au renforcement de la résilience de la population face au phénomène de l’extrémisme violent. Il a rappelé que le Togo a joint aux mécanismes militaires, un mécanisme plus souple et inclusif en prenant en compte les chefs religieux et traditionnels. M. Ahiya a également souligné que la situation sécuritaire actuelle dans la région septentrionale du pays exige des activités de sensibilisation et de formation de la population et de leurs leaders afin que les communautés ne cèdent pas à la panique. Ces leaders communautaires ont un rôle particulier très important dans la contribution à la prévention des conflits car eux seuls ont ce pouvoir de détourner les jeunes de la violence et de l’idéologie meurtrière qui l’accompagne, a conclu Ahiya Emmanuel.
Au nom des bénéficiaires de cette formation, le préfet de la Kéran, Douti N’Sarma Mabiba a salué cette démarche des plus hautes autorités dans le cadre du renforcement de capacités de ces leaders, premiers acteurs dans la résolution des conflits fonciers, des conflits entre agriculteurs et éleveurs ainsi que des conflits matrimoniaux et successoraux qui sont les principaux germes de l’extrémisme violent.
Ces leaders religieux et traditionnels ont aussi un rôle important dans la réconciliation et dans la justice transitionnelle, gages de paix durable. Cette même formation se déroule du 06 au 10 février dans les chefs-lieux des préfectures des régions Centrale et de la Kara.
ATOP/PAP/KYA






