
Kpalimé, 11 oct. (ATOP) – Vingt-sept femmes de la commune Kloto 3, exerçant des activités génératrices de revenus (AGR), ont participé les 10 et 11 octobre à Agomé-Tomégbé, 18 km au nord-ouest de Kpalimé, à une formation sur le leadership économique et la gestion de la caisse à travers une éducation financière renforcée et continue.
Cette activité est une composante du projet de renforcement et d’appui au développement socio-économique dans la commune Kloto 3 (ProRADSEC Kloto 3) pour la période 2023-2024.
A l’actif du Centre d’action pour le développement rural (CADR), cette activité intervient en prélude à la journée de la femme rurale observée le 15 octobre prochain.
L’objectif est de promouvoir le Mécanisme alternatif de financement autogéré à risque partagé (MAFAR) pour booster les initiatives de ces femmes. La finalité est de permettre aux ménages à faible revenu et aux couches vulnérables d’avoir accès aux services financiers de proximité adaptés à leurs besoins.
Il s’agit spécifiquement de soutenir l’entrepreneuriat individuel et collectif des femmes rurales, réduire les inégalités de genres par l’épargne et la formation pour diversifier leurs activités génératrices de revenus.
L’ONG CADR se propose après cette formation d’octroyer des fonds à ces femmes, qui sont appelées à se constituer en petits groupes solidaires et de partage de risques pour la gestion de cette caisse.
Au cours des travaux, ces femmes ont suivi des communications sur la gestion des AGR, le leadership et communication et sur la gestion du MAFAR.
A la différence des autres initiatives de financement communautaire, le MAFAR est destiné uniquement aux femmes quiévoluent dans le commerce, l’artisanat, la cuisine. Ce mécanisme est basé sur le financement de l’initiative de base avec un remboursement échelonné sur une durée déterminée par le groupe en fonction des parts de financement et du taux de remboursement défini selon les cycles.
La responsable administrative et financière de l’ONG CADR, Mme Afeto Afua Mawussimé a indiqué que l’accès au crédit reste l’un des principaux blocages au développement des activités économiques des populations, en particulier celles des femmes rurales. Elle a précisé que ces femmes rencontrent des difficultés pour avoir accès au financement, ce qui limitent leurs activités, freinent leur promotion et accélèrent leur marginalisation et leur paupérisation dans le contexte économique actuel. C’est pourquoi, dit-elle, CADRE a initié ce mécanisme pour les aider à émerger. ATOP/AYH/GMM






