
Kpalimé, 12 mai (ATOP) – Des prestataires de soins des Plateaux-Ouest ont été recyclés le lundi 11 mai à Kpalimé sur les règles de prise en charge des assurés de l’Assurance maladie universelle (AMU).
L’atelier s’intègre dans la deuxième phase de la campagne nationale de recyclage des prestataires de soins sur les mécanismes de délivrance des prestations de l’AMU. Il a réuni des acteurs des districts sanitaires de Kloto, Agou, Kpélé, Danyi, Amou et Ogou, notamment des responsables de formations sanitaires publiques, privées et confessionnelles, des pharmaciens, assistants médicaux, infirmiers, sages-femmes et agents de facturation.

L’objectif est de renforcer la maîtrise des participants, sur les référentiels de soins, des procédures de facturation et des règles de prise en charge des assurés afin d’améliorer la qualité des services rendus aux bénéficiaires. Les travaux ont porté sur les règles de délivrance des soins, les procédures de prescription, l’utilisation correcte des outils de prise en charge ainsi que les dysfonctionnements relevés sur le terrain.
Le ministre en charge des Assurances, Jean-Marie Tessi, a souligné que les prestataires de soins représentent le premier point de contact entre le système de santé et les bénéficiaires de l’AMU et occupent, à ce titre, une place centrale dans la réussite de cette réforme. Il a toutefois relevé plusieurs insuffisances dans certaines formations sanitaires, laboratoires et pharmacies, notamment la mauvaise maîtrise des référentiels de soins, l’utilisation inadéquate des outils de gestion et le non-respect des critères d’éligibilité. Pour lui, cette campagne doit permettre de promouvoir une culture de qualité, d’équité et de bon accueil dans les structures sanitaires, en réduisant les litiges et réclamations liés à une mauvaise application des procédures de l’AMU.
La responsable de la division des affaires médicales à l’AMU-CNSS, Dr Claire Assima, a évoqué des manquements dans les procédures et quelques cas de fraude constatés lors des contrôles de facturation ainsi que des erreurs dans le remplissage des feuilles de soins. Elle a dit que ces séances vont renforcer l’accompagnement pédagogique des prestataires afin de garantir l’efficacité et la pérennité du système d’Assurance maladie universelle.
Le maire de Kloto 1, Afelete Atigaku, a qualifié l’AMU d’« une avancée sociale historique » destinée à renforcer la solidarité nationale et la justice sociale. Il a exhorté les professionnels de santé à poursuivre leurs efforts pour assurer une prise en charge efficace des assurés.
La campagne nationale de recyclage des prestataires de soins se déroule en plusieurs étapes à travers les régions sanitaires du pays. Plus de 2 300 participants issus des structures sanitaires publiques, privées et confessionnelles seront touchés sur l’ensemble du territoire national.
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