
Kpalimé, 18 juin (ATOP) – La deuxième édition de la compétition de danses traditionnelles Bobobo se tiendra en juillet prochain. L’information a été rendu public, le samedi 17 juin à Kpalimé, lors d’une conférence sur le thème « Femme, développement socio-culturel local : la sensibilisation et la conscientisation par Bobobo ».
Cette initiative de l’Observatoire Panafricain du Leadership Féminin (OPALEF) et du Cercle d’Initiatives Citoyennes pour le Challenge et le Changement en Afrique (CICCA) en collaboration avec des associations locales, est placée sous le patronage du ministère de la Culture et du Tourisme. Elle vise à promouvoir la culture à travers la danse traditionnelle, qui est un outil de cohésion sociale. Cette deuxième édition, entend créer le lien social, renforcer la fraternité et l’esprit de famille ainsi que l’engagement citoyen au sein des communautés où se pratique cette danse qui est à l’origine, un rythme traditionnel du Togo mélangé aux sonorités brésiliennes.
L’édition dernière avait mobilisé 10 groupes, la présente édition 2023, mettra en lice 32 groupes répartis en quatre zones, dont huit par zone. Les éliminatoires commenceront en juillet dans la zone de Kouma (Kouma-Konda et Agomé-Kpodji) et départagera les huit groupes réunis en deux poules. Chaque poule dégagera après des prestations, deux groupes chacune. Le même processus se déroulera dans la préfecture de Kpélé (à Adéta et Kpélé Elé) durant le premier week-end du mois d’août, dans la préfecture de Kloto (Tové et Kpalimé), le 3ème Week-end du mois d’août et dans la préfecture d’Agou (Avétonou et Agou Gadzépé), le 3ème Week-end du mois de septembre.
A l’issue des éliminatoires, 16 groupes seront retenus et répartis en quatre poules de quatre. Ceux-ci s’affronteront en septembre et octobre dans les quatre zones (Kpodzi, Kpélé-Atime, Agou-Gadzépé et Kpalimé). Les quarts de finale qui dégageront et les demi-finales se dérouleront en fin octobre à Kpalimé et à Gadzépé et la finale en novembre à Kpalimé à la place 30 août et au stade de Gomido pour l’apothéose.
Une caravane a sillonné les localités de Kpélé, de Kloto et d’Agou pour mieux informer le public de ces préfectures concernées par cette compétition. Elle a chuté à la place du 30 août où elle a été accueillie par les autorités et le comité de pilotage de cette 2ème édition.
La musique bobobo et le rôle de la femme dans la société
Avant le lancement, le public a été renseignés sur la description de la musique Bobobo sur son origine ainsi que les divers instruments utilisés avec leur nom en Ewé et les modalités du déroulement de cette danse qui se fait par les femmes dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le rôle de la femme, dans le développement sur le plan culturel, familial et social a été également relevé ainsi que les dérives de l’habillement des femmes qui perdent de leur originalité au détriment de celui de l’Europe.
Le directeur régional des Arts et de la Culture, Monkli Kokou, a souligné que cette compétition constitue un espace de rencontres, de création et de promotion en matière artistique et culturelle, en plus d’être des leviers importants de développement économique et touristique. Elle est aussi dit-il, un forum où il y a des discussions sur les enjeux de la création, que sur les problèmes du vivre-ensemble, de la coopération transfrontalière, de réconciliation et de la paix.
Pour le président du comité de pilotage de la compétition, Me Attoh-Mensah Koffi Sylvain, a relevé le rôle de la danse, précisant que danser pour valoriser sa culture est une action pour le développement. « C’est danser tout le temps et pour rien qui n’est pas bien » a déclaré Me Attoh-Mensah. Il a poursuivi que la danse, c’est un sport aux multiples bienfaits pour le corps et l’esprit. « Danser c’est pour la santé. Ça permet de nous connecter à nos émotions, réduire l’anxiété, ralentir le vieillissement cognitif, muscler son cerveau en développant l’acuité mentale, travailler sa mémoire et sa concentration, tisser de nouveaux liens pour booster son moral, améliorer son estime de soi en transformant son corps et son esprit.
La rencontre a connu la présence du préfet de Kloto, Assan Koku Bertin, des personnalités du monde de la culture, des sponsors et des représentants des maires et des localités concernées. ATOP/AYH/KYA






