
Un présumé démarcheur escroc a été mis aux arrêts dans la matinée de jeudi 22 décembre à Kpalimé. En effet, la police de Kpalimé a interpelé, le mardi 20 décembre, un individu qui aurait ramassé un porte-monnaie appartenant à une tierce personne. Arrivé au commissariat, celui-ci a nié les faits, mais suite aux divers interrogatoires, il a finalement passé aux aveux. Il a déclaré qu’après avoir vidé le porte-monnaie de son contenu, il l’a jeté dans une brousse.
Selon une source policière, un monsieur s’est présenté au cours de l’interrogatoire pour négocier la libération du prévenu. N’ayant pas obtenu gain de cause au commissariat, il s’est dirigé vers la Procureure de la République, se présentant comme un démarcheur et informateur de la police et qu’il entretenait de bonnes relations avec l’ancien Procureur. La Procureure nouvellement affectée à Kpalimé, le suspectant comme un individu malhonnête, l’a renvoyé de son bureau, tout en précisant que le commissaire lui rendra compte de l’évolution du dossier.
Malgré cet échec auprès de la Procureure et du commissaire, le présumé démarcheur escroc est allé retirer 130.000 Fcfa auprès des parents du mis en cause, au motif que le commissaire et la procureure sont ses amis et qu’il va négocier la libération de leur enfant.
Dans la journée du mercredi 21 décembre, le mis en cause a été présenté devant la procureure. C’est là que, les parents présents, s’étonnent que malgré la somme d’argent versée, leur enfant sera déféré. C’est ainsi qu’ils ont dénoncé le présumé démarcheur escroc qu’il avait pris l’argent pour libérer leur fils.
Surprise, la procureure a demandé au commissaire de l’interpeller. Il a été gardé dans les locaux du commissariat sur instruction du procureur pour escroquerie puis déposé à la prison civile de Kpalimé.
C’est le lieu de rappeler à la population de l’existence de ces personnes se disant démarcheurs cherchant les moindres failles auprès des personnes en détresse aux alentours des commissariats et gendarmeries, pour leur proposer leurs services. Souvent ils trompent leurs victimes qu’ils sont des amis du procureur ou du commissaire, de tels ou tels officiers, avec des stratagèmes pour escroquer de fortes sommes aux parents des victimes ou des mis en cause dans les lieux de détention.
La population est donc appelée à la vigilance et à être éveillée pour ne pas tomber dans les griffes de ces escrocs qui rôdent autour des centres de détention et des tribunaux. Les responsables de la police précisent qu’ils n’ont jamais démarché une affaire avec qui que ce soit. Si des cautions doivent être payées, c’est au niveau des tribunaux que cela se fait.
ATOP/AYH/TD






