Kpalimé, 3 mars (ATOP) – Des femmes handicapées et mères d’enfants handicapés regroupées au sein des Groupes d’Epargne et de Crédit (GEC) ont suivi, du 24 février au 2 mars, une formation sur leurs droits, estime de soi et compétences en gestion lors des formations organisées dans différentes localités.
Dans le Kloto, au total, cent cinquante femmes handicapées et mères d’enfants handicapés des cantons de Kuma-Dovota, de Lavié-Apédomé, de Kpadapé, de Klomayondi et de Tové-Ahoundzo, en raison de 30 par localité ont reçu cette formation. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Femmes Handicapées en Action pour l’Inclusion au Togo (FHAIT) ».
Ces formations sont organisées par l’Union des Handicapés Physiques et des Personnes Valides pour le Développement Social (UHPPVDS) basée à Kpalimé, co-partenaire de l’Association pour la Promotion de la Femme Handicapée au Togo (APROFEHTO), porteur du projet. Ce projet a reçu le soutien technique de la CBM avec l’accord de la BMZ. Il vise à faciliter l’insertion socioéconomique d’au moins 1.221 femmes handicapées et mères d’enfants handicapés des préfectures de Zio, Vo, Lacs, Yoto, Haho et de Kloto à travers les méthodologies Groupes d’Epargne et de Crédit ainsi que de l’Association Villageoise d’Epargne et de Crédit (AVEC) appelée Adacavi.
Il s’agit de les former sur leurs droits, estime de soi, les compétences en gestion et surtout sur la nécessité pour elles de participer pleinement au processus de développement de leurs localités. Elles ont été édifiées sur la nécessité pour chacune de comprendre que le handicap est l’affaire de tous et de les amener à avoir confiance en elles et à pouvoir réclamer leurs droits. Les participantes ont été également outillées sur le mécanisme inclusif de la méthodologie GEC (ADACAVI) à adopter pour améliorer leurs conditions de vie et à se prendre en charge par ses propres efforts.
Pour le suivi, le projet prévoit un point focal et un volontaire dans chaque localité pour accompagner ces femmes afin de garantir la pérennité et la viabilité des activités pour l’atteinte des objectifs du projet.
Le directeur exécutif de UHPPVDS, O’Cloo Yawo Dzikomado a invité toute la communauté à témoigner sa considération à tous ceux qui souffre d’un handicap. « Nous savons tous que le handicap n’est pas une maladie à soigner. Mais c’est une entrave à remédier », a-t-il souligné. Le directeur a appelé les autorités à prendre en compte le handicap dans les projets de développement et à créer des conditions d’accès des personnes en situation de handicap aux différentes activités afin d’impacter le développement et éradiquer la pauvreté. M. O’Cloo a invité les femmes à mettre en pratique les enseignements reçus et à cesser de se plaindre et à prendre leur destin en main en se valorisant elles-mêmes à travers des activités génératrices de revenus et à cesser de se cacher à cause de leur handicap.
Mme Apédo Abra de Lavié Glidzi, membre du GEC, spécialiste dans la fabrication de l’huile rouge, s’est engagée à mettre en pratique les enseignements reçus afin d’assurer son autonomie et favoriser l’épanouissement et le développement cognitif de ses enfants.
ATOP/AYH/KYA






