
Kpalimé, 14 nov. (ATOP) – Des chefs traditionnels, des présidents de CVD/CCD, des Villages Aimes-Afrique notamment, Fazao, Tchifama, Illico et Kouma-Apoti et des journalistes de Amou, Blitta, Kloto et Sotouboua participent du 13 au 15 novembre à Kpalimé, à deux sessions de formation sur l’utilisation des plantes médicinales dans le cadre de la revalorisation de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles au Togo.
Cette formation est initiée par l’ONG Aimes-Afrique avec le soutien technique et financier de la coopération allemande et de l’ONG Aktion Pit-Togohilfe. Elle vise à contribuer à la mobilisation communautaire pour une mise en place durable des jardins botaniques de plantes médicinales dans les 10 villages de Aimes-Afrique.
Il s’agit aussi d’amener les participants à se familiariser avec le processus de mise en place d’un jardin botanique de plantes médicinales ; de définir un mécanisme de gestion concertée des aires protégées ; de collaboration pour l’entretien des aires protégées et de s’impliquer activement dans la communication sur la médecine traditionnelle.
Les participants vont suivre à travers la pratique des formations sur le mécanisme de gestion concertée des aires protégées ; de collaboration pour l’entretien des aires protégées ainsi que la complicité entre journalistes et tradipraticiens pour une meilleure santé des patients.
Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Bakaï Essolabina a invité les participants à mettre en valeur leurs acquis de la médecine traditionnelle. « La médecine traditionnelle c’est pour l’Afrique et nous devons mettre en valeur les acquis traditionnels pour que cela ne soit pas dans les oubliettes » a déclaré M. Bakaï. Il a vanté les mérites de cette médecine, souhaitant que la médecine moderne comprenne que la médecine traditionnelle a aussi sa place en ce qui concerne la santé publique.
La présidente de l’ONG Aktion Pit Togohilfe, Mme Magaret Kopp a relevé l’importance du rôle que joue les médias aux côtés de Aimes Afrique. « Vous êtes ceux qui diffusent au public des sujets importants et pour bien diffuser toutes les informations à un large public, il faut connaître » a dit Mme Kopp. Elle a invité les journalistes à valoriser les capacités de la médecine traditionnelle et de la médecine moderne au profit des malades dans les villages et campagnes.
Le responsable des Ressources humaines et financières à Aimes-Afrique, Dégboevi Yao Atitso a souligné que la pratique de la médecine traditionnelle repose en grande partie sur l’utilisation des plantes médicinales. Il a précisé qu’elles sont des ressources naturelles précieuses qui contribuent à la santé et au bien-être des populations. Ces plantes, dit-il, sont utilisées depuis des millénaires dans les cultures et traditions pour prévenir, soigner ou soulager diverses maladies. Elles représentent également une source de revenus pour de nombreux acteurs locaux, tels que les producteurs, les tradithérapeutes et les herboristes.
ATOP/AYH/SED






