
Kpalimé, 16 oct. (ATOP) – Des leaders communautaires et éducatifs de la préfecture de Kloto ont signé, le jeudi 16 octobre à Kpalimé, des mémorandums d’engagement pour améliorer la santé sexuelle et reproductive (SSR) et la gestion de l’hygiène menstruelle (GHM) en milieu scolaire. L’initiative est portée par l’ONG Femme De Demain (FDD) en collaboration avec COFET avec l’appui financier de Speak Up Africa à travers l’initiative Voix Essentielles.
Cette action s’inscrit dans le cadre du projet « Dignité pour les filles : plaidoyer pour l’amélioration de l’accès des filles à la santé sexuelle et reproductive ». Elle prend en compte plusieurs établissements scolaires de la préfecture. L’objectif est de favoriser un environnement scolaire sûr, équitable et respectueux des besoins des adolescentes et des jeunes filles.
Le projet mobilise les maires des communes, les proviseurs des lycées, les responsables de la santé, de l’éducation et de l’action sociale. Lors des échanges, ils ont été sensibilisés sur les défis auxquels font face les élèves, en particulier les filles, notamment le manque d’infrastructures sanitaires adaptées, la précarité menstruelle et le déficit d’information sur la santé sexuelle et reproductive.
Des constats déjà mis en évidence par FDD à travers une enquête menée dans cinq lycées, dont ceux des lycées de 30 Août, Yokélé, Zomayi, Nyivémé et Lavié. Les difficultés relevées concernent entre autres la propreté, l’accès à l’eau, le nombre et la qualité des toilettes, ainsi que le manque d’intimité et de sécurité dans les établissements non clôturés.
« Ce projet vise à améliorer l’accès des filles à la santé sexuelle et reproductive en milieu scolaire. La signature de ces mémorandums traduit l’engagement des acteurs locaux à accompagner cette dynamique », a expliqué Akoko Barrigah, chargé du projet à FDD. Elle a précisé que certains chefs d’établissements concernés ont pris des engagements concrets, tels que la désignation de points focaux SSR/GHM, la mise en place de comités scolaires et l’affectation de ressources à l’entretien des infrastructures sanitaires.
Le maire de Kloto 3, Agbéko Doh, a salué cette initiative qu’il juge « opportune pour garantir de meilleures conditions d’étude aux jeunes filles ».
Mme Bintou Kassimé, épouse Nayao, sage-femme, responsable de santé de reproduction dans le district de sanitaire de Kloto, a souligné les avancées observées dans certains établissements où des comités de gestion de l’hygiène menstruelle sont déjà mis en place, tout en insistant sur « la nécessité d’un effort collectif pour améliorer les infrastructures et assurer la dignité des jeunes filles ».
Ces engagements marquent une étape importante vers une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des filles en matière de santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’une éducation plus inclusive dans la préfecture de Kloto.
ATOP/ER/AYH/AJA






