
Kpalimé, 23 août (ATOP) – La fête traditionnelle des filles et fils Ewé de Kloto, Dzawuza ou fête des prémices 2025 a connu son apothéose avec des parades de danses traditionnelles, des dégustations des mets locaux, le samedi 23 août au stade municipal de Kpalimé. L’événement a rassemblé membres du gouvernement, chefs traditionnels et des populations des cantons de Kloto.
Danses et chants traditionnels, gastronomie et réflexions sur le développement local, ont rythmé la célébration.
Le président du comité d’organisation, Komla Agbessi Yovo, est revenu sur la signification de Dzawuza. Héritée des pratiques ancestrales du peuple éwé, la fête des prémices consistait à offrir les premières ignames aux divinités et à Dieu, « premier à recevoir ce qu’il y a de meilleur des œuvres de nos mains », avant toute consommation. Pour lui, « perpétuer cette tradition, c’est non seulement rendre hommage aux générations passées mais aussi assumer notre responsabilité envers celles à venir ».
Inscrite autour du thème « Le redécollage du Grand Kloto par l’agriculture, la culture et le tourisme solidaire », l’édition 2025 s’est voulu

e une tribune pour valoriser le potentiel agricole et touristique de la préfecture. M. Yovo a rappelé que Kloto, « terre agricole et nourricière », abrite l’Institut national de formation agricole (INFA) de Tové et bénéficie aujourd’hui de nouveaux projets de mécanisation agricole. A ses yeux, Dzawuza doit aussi devenir un espace de réflexion et d’action pour le développement, avec l’ambition de créer prochainement un musée dédié à la conservation et à la transmission du riche patrimoine culturel local.
Représentant le président du Conseil, le ministre de l’Accès aux soins et de la Couverture sanitaire, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi, a salué cette célébration, qu’il a qualifiée de « vitrine du patrimoine culturel, matériel et immatériel » de Kloto. « Dzawuza est un ferment qui contribue à fortifier les liens de solidarité et de fraternité pour un meilleur vivre-ensemble », a-t-il affirmé. Le ministre a exhorté les populations à « préserver leurs pratiques culturelles et à les transmettre aux jeunes générations ».
Le ministre a également souligné la dimension fédératrice de la fête : « Elle constitue un facteur d’unité qui permet aux filles et fils de la préfecture, dispersés aux quatre coins du monde, de se retrouver, de revisiter leur passé commun et de continuer la marche sur les traces de leurs illustres ancêtres ».
Une semaine d’activités et de retrouvailles
Depuis le 21 août, une série d’activités a animé la ville de Kpalimé : des panels de réflexion sur la culture, l’identité et la sécurisation du foncier, ainsi qu’un match de football remporté par l’équipe de Kloto 1 face à la coalition Kloto 2 et Kloto 3 sur le score d’un but à zéro.
L’événement a également mis en avant une foire artisanale, culturelle et gastronomique dédiée aux produits locaux, qui se poursuit jusqu’au 25 août. Une vitrine qui permet aux producteurs de la région de présenter la diversité et la richesse du terroir à travers des expositions variées.
Pour les organisateurs comme pour les autorités, Dzawuza incarne à la fois la continuité avec les ancêtres, l’expression d’une gratitude collective à Dieu, et la volonté d’inscrire Kloto dans une dynamique de développement durable, à la croisée de l’agriculture, de la culture et du tourisme.
Plusieurs autres membres du gouvernement, notamment les ministres des Enseignements primaire et secondaire, Pr Kokoroko Dodzi Komla, celui de la Santé et de l’Hygiène publique Tchin Daré, celui du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, Kossivi Hounaké, celle de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Réforme foncière, Tségan Yawa Dzigbodi ont pris part à cet événement.
ATOP/ER/AYH/KYA






