
Kpalimé, 15 déc. (ATOP) – Une double session de formation et accompagnement de quatre jours, des femmes du grand Kloto, sur les techniques d’entrepreunariat agroécologique, de production et de gestion des Activités Génératrices de Revenus (AGR), a été lancée le mercredi 14 décembre à Kpalimé.
Le coup d’envoi de la formation a été donné par le ministre des Enseignements primaire, secondaire, de Technique et de l’Artisanat, Prof. Dodzi Komla Kokoroko. Elle prend en compte 210 femmes des communes d’Agou 1 et 2, de Danyi 1 et 2, de Kpélé 1 et 2, de Kloto 1, 2 et 3.
Initié par l’Association paysanne pour le développement et la protection de l’environnement (APDPE) en collaboration avec PADIE-Services-Afrique, ce projet de formation-accompagnement a reçu l’appui technique et financier du Fonds national d’apprentissage et de perfectionnement professionnels (FNAFPP).
L’objectif est de contribuer à l’autonomisation économique des femmes du grand Kloto par la promotion de l’économie solidaire, l’entrepreneuriat agricole et les techniques de productions durables (agroécologique), notamment du savon local et de la pâtisserie au sein de ces communautés. Il s’agit de renforcer les capacités des ces femmes et promouvoir leur autonomisation ; d’améliorer leurs capacités productives et organisationnelles, en vue de perfectionner leurs pratiques agricoles et diversifier leur production, en conformité de leurs pratiques agroécologiques.
Cette formation sera meublée par des modules portant sur l’agroécologie ; ses pratiques ; et l’entrepreneuriat agricole. Ses présentations des modules seront suivies des travaux de groupes et des descentes sur le terrain. Au-delà de la formation, il est prévu un suivi post-formation auprès des bénéficiaires pour évaluer leur performance, leur implication et leur intérêt pour définir des groupes qui pourront être accompagnés à travers des micros crédits.
Le ministre Kokoroko a relevé l’importance de la femme dans le développement du pays. Il a insisté sur l’autonomisation de la femme et exhorté les femmes à prêter une attention aux différents modules qui leur seront enseignés. Il a rassuré ces femmes qu’il entend œuvrer pour que l’Etat et les partenaires les appuient financièrement à travers des prêts qui leur seront faits pour leur permettre de réaliser leur projet.
La responsable communication et relations publiques au FNAFPP, Mme Kwaku Enyonam, a souligné qu’il s’agit de mobiliser ces femmes dans les activités qu’elles exercent afin de savoir comment mieux les organiser pour qu’elles ne confondent pas le fonds de commerce avec leur argent de poche. Elle a indiqué qu’il faudrait faire en sorte que celles qui sont agricultrices maitrisent les techniques culturales pour qu’elles fassent mieux les cultures afin de s’occuper d’elles-mêmes, de leurs enfants, et de leur ménage.
Le directeur général de PADIE-Services-Afrique, Emile Atigaku, a rappelé aux femmes qu’aujourd’hui, la priorité c’est l’économie locale, leur autonomisation économique. Aussi leur a-t-il demandé de s’investir dans cette formation, qui n’est pas formation ordinaire comme les autres. « Avec celle-ci, il y aura un suivi qui se fera après » leur a-t-il rappelé.
ATOP/AYH/KYA






